Et Vichâkhâ répliqua
10. — « J'ai donné un ordre, Seigneur, à ma servante, en disant : — Ya et annonce à la confrérie que le repas est servi. — Et ma servante alla, mais quand elle entra dans le vihâra^^^, elle remarqua que, pendant
qu'il pleuvait, les bhikchous avaient ôté leurs robes, et elle pensa : — Ce ne sont pas des bhikchous, mais des ascètes nus qui laissent la pluie tomber sur eux. — De sorte qu'elle revint me rapporter ce qu'elle avait vu et je fus obligée de la renvoyer une seconde fois. Seigneur, la nudité est impure et révoltante. C'est ce point que j'avais en vue en désirant approvisionner le Sangha pendant la durée de ma vie de vêtements à employer spécialement pendant la saison des pluies.
11. — « En ce qui concerne mon second vœu. Seigneur, un bhikchou qui arrive (au monastère), n'étant pas capable de prendre les chemins directs, et ne sachant pas les lieux oii il peut se procurer de la nourriture, fait sa tournée et arrive épuisé par la recherche des aumônes. C'est là, Seigneur, ce que j'avais en vue en souhaitant d'approvisionner le Sangha, ma vie durant, de nourriture pour les bhikchous nouveaux.
12. — « Troisièmement, Seigneur, un bhikchou hors d'âge peut êlre laissé en arrière dans la quête aux aumônes, ou arriver trop tard au lieu où il désire se rendre, et se mettre en route sur le chemin avec fatigue.
13. — « Quatrièmement, Seigneur, si un bhikchou malade n'a pas une nourriture convenable, sa maladie peut s'aggraver et il est en danger de mourir.