‹ L'évangile du Bouddha, raconté d'après les anciens documents; traduit de l'anglais avec autorisation de l'auteurChapitre 69 sur 204 · xllors le Bienheureux parla aux bhikchous et dit · texte numérisé non relu

xllors le Bienheureux parla aux bhikchous et dit

12. — « Il y a encore une autre grande prohibition que je vous déclare :

13. — « Un disciple ordonné ne doit se vanter d'aucune perfection surhumaine. Le disciple qui, avec une mauvaise intention et par cupidité, se vante de posséder une perfection surhumaine, que ce soit des

i visions célestes ou dos miracles, n'est plus un disciple de Çâkyamouni

14. — « Jo vous défends, ô bhikchous, de faire usage de charmes ou de prières, car ce sont choses inutiles puisque la loi du karma gouverne toutes choses. Celui qui tente de faire des miracles n'a point compris la doctrine du Tathâgata. »

XLllI. — Vanité du monde,

1. — 11 y avait un poète du non de Tchi qui avait l'œil sans tache de la vérité, et il croyait au Bouddha dont la doctrine lui donnait la paix de l'esprit et la consolation à Theure de Taffliction.

2. — Or il arriva qu'une épidémie se répandit sur le pays où il vivait, de sorte que beaucoup d'hommes moururent et que le peuple fut terrifié. Quelquesuns tremblaient de peur et anticipant sur leur destin souffraient toutes les horreurs de la mort avant de mourir, tandis que d'autres se montraient joyeux, criant à haute voix : (c Réjouissons-nous aujourd'hui, car nous ne savons point si nous vivrons demain » ; cependant leur rire n'était pas une joie sincère, mais pure feinte et affectation.

3. — Parmi tous ces hommes et ces femmes attachés au monde qui tremblaient de peur, le poète bouddhiste, malgré la peste, vivait comme d'habitudt

calme et sans trouble, aidant tous ceux qu'il pouvait, soignant les malades, adoucissant leurs douleurs par des remèdes et des consolations religieuses.

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