V. — Les liens de la vie
1. — Quand Siddhârtha eut atteint l'adolescence, son père désira le voir marié, et envoya des messagers à tous ses parents leur commandant d'amener les princesses leurs filles, afin que le prince choisît sa femme parmi elles.
2. — Mais ceux-ci refusèrent en disant : « Le prince est jeune et délicat ; il n'a appris aucune des sciences. Il ne serait pas capable de protéger notre fille, et si la guerre éclatait il serait incapable de tenir tête à Fennemi. »
3. — Le prince n'était pas turbulent mais pensif de sa nature. Il se plaisait à demeurer sous le grand jambou du jardin de son père^ et, observant les voies du monde, se livrait à la méditation.