LES SOURCES ÉV ANGÉLIQUES
humains de Jésus, i»u plutôt "ii R voulu se représenter ses mi^ im s l.' j rrt-stivs l'iinl'ormi-mrnt i 1 ii 1 i-e que l'on se faisait de sa dignité et de sa fonction providentielle. Au point de vue de Paul, el surtout a celui de Marc et de Jean, le thème des récits de l'enfonce est, pour ainsi dire, en dehors de la christologie, comme il ptiruit avoir été inconnu a la tradition primitive de l'Evangile. M. Harnack écrit, îi ce propos' : « Deux Évangiles renferment, a lu vérité, unipréhistoire, l'histoire de la naissance, mais nous n'avons pas à nous en préoccuper , Car, quand no Ime le contenu en serait plus croyable qu'il
^ réellement, cette préhistoire serait s peu
sans signification pour notre but ". Ce
pas là, en effet, que l'on pourrait
apprendre que l'essence du christianisme con-
daiis lu loi nu Dieu-Père, sans égard a la
(iliation divine de Jésus.
Il n'en i-sl pas moins vrai <jue ces ri représentent un développement normal de la chrutologie. La nature même de leur objet,
imen critique des deux relations, prit
i r\ vm.ii i ri i. i.i.i.isi:
pari <"i t iparéee entre elles, cl l'analyse de la
tradition évangelique peuvent ne pas permettre d'y voir l'expression Ternie de souvenirs historiques ; ils ne s'en présentent pas mains comme un document dt la loi chrétienne et ne laissent pas de s'imposer, en cette qualité, à l'attention de l'historien. L'idée de la conception virginale, par l'opération du Saint-Iïsprit, n'est pas sim plcmcut, comme on le dit volontiers, une explication physique de la filiation divine de Jésus, mais une explication religieuse, comme celle qui s'attache à l'idée du Messie, et une expHca timi mi'tapliN si. pu . comme celle qui s'attache a l'idée de l'incarnation ; elle tient de près a l'une et à L'antre, attendu que, si la conception virginale veut l'ai iv droit, en un sens a la paternité île Dieu, l'action du Saint-Esprit n'a pas pour lin directe la formation miraculeuse d'un êtrt purement humain, mais une communication àV vie divine qui fait de Jésus, dès le premier instant de son existence, I élu de Dieu, le Christ oint par l'Esprit, le Fils unique du Père C( ta l ou anticipe ainsi la consécration messianique, que la plus ancienne rédaction de l'Évangile synoptique rapportait au baptême. L'affirma
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tinn de t.i foi s',-nlrrssr .. l.i loi cl ne relevé que du jugement de la foi : au point de vue catholiquo, o'esl 6 ['Église qu'il appartient d'en Rxer li s,ns et la portée.
Le* récits de l'enfance ne sont pou* l'historien, qu'une expression et une assertion de la
. inique-, de cette foi qui s'affirme au
lt de IT.viingile de Mare et qui a transfiguré tes souvenirs des apôtres, qui s'affirme aussi el se développe dans Paul, puis dam le quatrième Évangile. Celte foi est comme la . ■.-.!• que les générations de fidèles Font suo- .'•iiiiii i lu proposition de l'Evangile de Jésus ; die grandit en restant toujours la même, comme un écho qui. en se répercutant de montngne en montagne, deviendrait plus sonore, a ire qu'il s'éloignerait de son point de irt.
A aucun st.ide dr son développement, son objet n'est perceptible, pour l'historien, comme
réalité de fait. I ritiqu • n'a p
si I. m i si ou non le Verbe incarné, s'il
préexi .i:ui .i sa manifestation ti rreslre . s'il s i té
acre Messie 'les sa conception, s'il l'a été le
on baptême li I iddc messianique, dans
sa forme première et sous ses transformations ssivrs, est une vérité. En tant que i""i. cette tdée s'adresse a la foi. c'est-à-dire à l'homme jugeant, avec loulc sun ,'imr, la valeurde lu doC tri ne religieuse qui lui est offerte. L'historien, comme tel. n'a pas à s'en constituer l'apolngiste ni l'adversaire. Il la connaît seulement eotnme. une idée ou une force dont il peut, jus qu'à, un certain point, analyser les antécédent la manifestation centrale ••! le progrès indéfini, mat* dont la raison profonde cl -nie puis-
sance ne sont pas choses qui relèvent do l;i
siui|ilr analyse oi Sa la discussion critique des lestes i-i de* faits
Il ne s'avisera pas néanmoins de nier que l'idét du I lorist soit casent îelle au rlirisii.uii.Mnc . car le christianisme, à tout es les époques, et dès sa première apparition dans l'Évangile de Jésus, lui apparaîtra comme établi sur la foi au Christ H reconnaîtra dans las paroles les plus aulheu- U'qui I de Jésus l;i su lis tance de celle foi, à il l.i prédestination éternelle et unique du Messie, son rôle unique dan-, l'économie salut et son rapport unique avec Dieu, rappor qui n'est pas fondé sur une simple connaissance
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bonté, mais sur une communication substantielle il'i'spril divin, c'est-à-dire de Dieu même, au Messie prédestiné. Lea Evangiles
i pour le critique le témoignage éloquent de cette foi vivante, dont la source n'est pas à chercher ailleurs qu'en l'âme de Jésus lui-même. Aucune page de ces livres ne lui semblera négligeable, sous prétexte qu'elle ne représente
flirectement la pensée du Sauveur. Les Kvungiles sont le document principal de la foi chrétienne, pour la première période de son histoire, et aucune de leurs indications n'est à rejeter comme insignili.inte. vu que huiles, Sans exception, et depuis l'origine, ont été pour la foi un moyen de s'exprimer, de s'affirmer et de se répandre.
A. Loin — L'Évangile *i ÏÉgUn.