‹ L'Évangile et l'égliseChapitre 47 sur 87 · II · texte numérisé non relu

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premiers croyants, ou a Jésus lui-même. H •< l'Apôtre des gentils. '■'■ passage de l'Épître aux

Corinthiens' : " .le vous ;n Iransmisce que j'ai

[••.,ii moi-même, à savoir que le Christ est mort pour nos pé< II"-. . .., i-i (|u'il rsi ressuscité le troi-

.11 un- jour •., ne garantit aucunemcnl que l'idée de In mort cxpiiiirici- ail existé, dès L'origine,

avec la netteté que lui donne l'enseigne ni de

Paul, ci quelle ait contribué, au même degréque oelle de la résurrection, a fonder le i bristologie. \niani qu'on peut en juger d'après des témoignages qui ont subi plus ou moins l'influonce de la théologie paulinienne, ce fut la résurrection seule qui lit le Christ et l'établit sur son trône de gloire . I.i mort, n'était que la condition providentielle de la résurrection, condition voulue de Dien, acceptée par Jésus. Il ne faul pas trop insister sur ce que la mnri du Christ a mis lin aux sacrifices sanglants'; car l'idée de la mort

expiatrice n'a pas coiilrilnié seule ni principa-

t. I Coa.xv,

mil l'uni dit : • BClOfl les Écritures », 04 montre bieo qu'il m' faul pua exagérer le earai I : torique de lu tradition dont il perle.

A. Loin. — i: f.vnujilc t.t VÊglUe. C

I,'ÉV\M.ii.i: i:i i *ÉGI [SE

lement à De résultât. Los Juifs n'offraient de s.il iilices qu'à. Jérusalem, et les disciples de L'Évangile n'auraient pu songer à en ailleurs ; leur BépaTation d'avec les .luifs. et lo destruction du temple onl eu pour eus une ci quence qui esl acquise aussi bien pour les ]-.i -H.'lil.-s. On peut penser que l'idée mm aie du sacrifiée devait en éliminer finalement la réalité physique; mais les faits y ont contribué d'abord plosque l'idée ; et il n'est pas rigoureusement vi de dire que l'une a remplacé l'autre. C'est nus en jouant quelque peu sur le double sens du

moi ii sacrifice n que l'on parle, ;'• ce propos, de la loi qui veut que le progrès, dans l'humanité, t'achète parla souffrance et souvent par la mort de ceux qui y contribuent le plus efficacement',

Entra l'hom qui meurt \ ictime de sa destinée

ou plutôt de la résistance que la force d'inerlii

oppose à la furee île mouvement, et l'agneau, U bouOj "u même l'être humain, victimes imirn il à une divinité pour mériter sa faveur, il n'y qu'une analogie qui explique l'emploi du n

vocabulaire, mais dont l'historien ne doit Dfl être dupe.

LE FILS m: OlEO

Quant à l'idée que, le mal et le péché rédfl mant un châtiment, il y a dans In souiïr.in< •■■ du juste une expiation qui purifie ', elle est comme intermédiaire entre la notion matérielle du sacrifice et sa notion purement spirituelle, oonibnnc à la première par l'idée de satisfaction expiatoire, touchant à la seconde par ['élément moral qu'elle contient; c'est une conception symbolique où l'on ne doit pas se presser île voir l'expressiini d'une vérité absolu, indestructible, sous cette forme particulière, dans la conscience des hommes. Cette con- «i|ilinn mixte est dans le second Isaïe ; il n'est pas autrement prouvé qu'elle appartienne à l'enseignement de Jésus et à la foi de la première communauté. Le passage de Mare' où mi lii cpie le Christ est venu n donner sa vie en rançon pour beaucoup a a toute chance d'avoir été influencé par la théologie de Paul, .1 l'on peut en dire autant des récils de la dernière scène.

Il semble que, selon le texte primitif de Baînl

Hli

' i ' Mil i: m- l'église

Luc 1 , JéSttB présente le calice et le pain ù ; disciples, en envisageant la perspective de lin imminente et île sa réunion future

tans déflfl le royaume de Dieu, mais sans faire rassortir le caractère expiatoire et l'intention rédemptrice de sa mort. Le récit de Mare parait fondé sur une relation toute semblable a < elle de Luc, où ce qui est. dit du <■ -sang de l'nl li.-nu-i- aurait elf ajouté d'après renseignement do Paul : « Kt prenant le calice, après

IVOit rendu ••Tae.-s, il le leur donna, et

burent tous. Kt il leur dit : Ceci >'si xumj df r«lliitnce, répandu pour plusieurs.

Ku vérité je vous dis que je ne boirai plus du produit de la vigne, avant le jour où je le boirai nouveau dans le royaume de Dieu'-', a Il nYi.iii plus temps de dire: « Ceci es/ mon après que les disciples avaient bu ; et Matthieu** l'a bien senti, car il rattache CCS

1, xxu, 16-19, jusqu'aux mol.* : « Ceci est mon corps n ; la suit© du v. 19 cl le v. 20 ont été pris de la première Êpltre oux Corinthiens n, 24-28 el son

avoir été BJOUti OUp.

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