I.a conscience pourra-t-elle garder bien
temps mi Dieu que la science gnon la science respectera I elle toujours un Dieu qu elle ne connaît pas? Dieu sera-t-i] bonté s'il n'est d'abord être et vérité ? Ne le conçoiton pas aussi Facilement, c-t aussi nécessairement, comme source de vie el de vérité que comme bonté indulgente? Aurons-nous be-
ilr lui poui rasMiivr nos conscii'iir.-.
si nous n'avons pas eu besoin de lui pour affermir nos intelligences? N'est-ce pas avec toute Bon âme et toute son ai tivité que l'homme peut chercher Dieu et le trouver .' Ne Faut-il pas que Dieu vive dans la nat i-i dans l'homme, el la Formule intégrale <Il-
INTUObUCTIOlS
la vraie philosophie- religieuse ne serait-elle paa : " Dieu partout », comme la formule intégrale du christianisme est : « Le Christ dans l'Eglise, et Dieu dans le Christ a !
Mais l'on n'a |>;is à examiner ici la théologie de M. Haniaek. On va seulement vérifier si son « essence du christianisme •>, au lieu d'être la religion absolue, le christianisme absolu, entités qui ont peu de chance d'appartenir à l'histoire, ne marquerait pas nue étape ou ne serait pas simplement une formule radicale du protestantisme.
LES SOiiKCES ÉVANGBLIQUES
A peu près tous les renseignements que l'on DOSRède sur la <ng '1 lu prédication de Jésus sont contenus dans les Évangiles. Le témoignage de Paul confirme celui des évangélistes plutôt qu'il ne le complète, et les maigres iudi-
M9 qu'on trouve dans lus historiens profanes enta -lit à peine en ligne décompte. Mais
Evangiles mêmes ne sont pas des documents propreiiH'iii historiques et, avant de le6 utiliser pour sa définition de l'essence du christianisme, M. Harnaek a dû exprimer son opinion sur leur oaractèn el leur valeur. On savait déjà que oette opinion était relativement modérée. Ce n'est ' dire qu'elle soit criliquemeut initli
qnabln.
A. Loisi. — L'Évungile el l'Église. I
i i:\ \m;ii.k i.i i ii.i isi:
On ne contestera pas que les Kvangiles
synoptiques « nons fournissent d'abord une
claire image de la prédication >!<■ .I'-us, tant à
rd ci.-:, prinoipoa que de leur application
dans le détail ; qu'ils racontent ensuite In fin de sa vie, sacrifiée à son ccuvre; cju'ils mms repti Bentent l'impression Eaitepar lui sur ses disciples, et que ceux-ci ont communiquée'. >< Cependant l'on aimerait voir plus nettement les motifs de ces eonelouona al trouver une idée plus concrète de
leur objet. Dans le tas présent, il ne suffi! pu
de traiter ['origine des Évangiles comme un
problème purement littéraire. C'est de la li.nl.
tion elle même qu il B'agit, et il convenait d"en analyser, la nature, d'en esquisser les progrès.
11 va de soi que l'on mette à pari le quatri Évangile, cl que l'on regarde les Synoptiques livres d'évangélisation^ ... Il es)
i. Wtêtn cf. C t p. H,
LES 801 RfiHS ÉVAB0Ê1 ICI H 3
bon aussi d'ajoutt :-r que •■ oe m- son! |>;is dos
écrits ili- parti », i-l <]"'' l'on s'était trompé
•h liur attribuant certaines tendances
>!■■■• qui en aurai) ai f«il de véritables
niMiiil'r.sii s- au [irnlil di- Pierre, (io Paul, ou de
noîlîatîon entre les deux apôtres. Mais résumer bien sommairement, el de façon pen exacte, l'histoire de la composition des Evangiles, que de présenter celui de Mari i tnoune
oeuvre do premièi . ceui de Matlbi
'1" l mi c e aj anl 61 coi «po* i 1 1 iri Marc
h une autre source 1 , celui de Jean comme fondé -.m un.' tradition spéciale, bien que difficile ;■ !••■■ ■niin.iiin- ■'. Le caraetèro primitif de Mare ai indiaoutable ' Ne faul il pas admettre au moins une troisième source pour Luc.' Kl la tradition spéciale dn quatrième uvangile oe
uiouil-t-lli- |iiis :'i Ulcsui.- '[in- I m; ] lônèlN
mieux le sens de ce livre mystérieux?
Quand un examiue les textes >'i leur rapport, en négligeant de regarder ot do suivre la vie eloppemcnl des croyano
4 L'itVAMïii.K ET L*ÉOLIBS
«le» institutions, on est tenté d'enfermer riii.
loin- « 1 • i r i ■ ; les limitas que I *.in:il yst- littêrairi imposi ii l;i ' -i-i I n jin - des documents. Le second Évangile étant passé' presque tout entier dans les deux autres Synoptiques, on en conclut que Mare, est l'Evangile primitif II l'est, en effet, p u rapport aux Evangiles à nous connus. I >n ne peiil dire qu'il le soil ahsolumcitl. llnlre que sa relation avec Matthieu et Luc n'est pas claire* iii-.nl définie sut tous les points, il u'esl pu trop malaisé de voir que ce n*est pas un livre d'une seule venue et de rédaction homogène.
On le suppose tel, parce qu'on ne peut le collationner avec une rédaction ou un document plus anciens que notre teste traditionnel.
De ce qu'il existe des parties communes entre Matthieu el Luc, dan» les discours du Christ qui ne sont pas dans Marc, on conclut à l'exisl d'un<- source nuire ipie Marc, et l'on identifil hypothêtiquement cette source à l'Eve hébreu de Matthieu, aux /,o</ia dont parle l'.ipi.is d'Hiérapolis, L'on commence main tenant à voir que Matthieu et Luc ont dû travailler sur de* recensions différente* de ces Logia. Le re< de discours avait donc subi diverses modilica-
I,ES WOBCBfl F.VWi.ICLInl i:s S
tions avant de prendra les Formes sous li-sijm-llfs i.s l'uni poasédé. Pourquoi n'en iil-il pas ainsi île Marc ?
Comme Luc déclare avoir connu plusieurs Évangiles, cl que \* » critiques n en peuvent vérifier que deux, Marc et les Logia, iU BuppOSl ù\
volontiers qu'uni- partie au moins des matériaux qui sont propres au troisième Evangile vielll ■ \ un ■ autre source, Rien ne prouve qm
riaux ne viennent pas de deux sources ou d'un plus grand nombre, du île recensions pjirticulti deux sources principales. La cri-
Lique s'en tient a an minimum d'hypothèses, et on ne peut l'en blâmer, Il faudrait dire seulein ni que la réalité parait avoii été beaucoup
plus complexe que ces hypothèse! Bn Ce qui
rde Jean, l\ xistence d'une traditioi
un expédient lussi commode que
vulgaire pour expliquer les • casque le
quatrième Évangile présente relativement aux
Sj impliques.
Il est permis de penser que ces résultat?, do.
travail critique seraient assez maigres, si on ne
devait les considi iréliminairat
indispensables d'une considération plus uppro-
! I ■. ■..Il I III l.l. I IM
i " 1 1 1 1 i i - . i|ui remontera des mole aux chose qui expliquera t'histoin de la littérature i gélique par celle du mouvement religieux dooj ceti littérature a été L'expression partielle. I.':nu ienne école de Tubingue n'avait pas torl de vouloir rendre compte des livres chrétiens pur L'évolution ilu christianisme ; elle aurait dû lement être plus circonspei te et moins sim| dont ses conjectures, discuter plua minutieuseuii'iii Les textes, les idées cl les faits, avant de formuler ses conclusions.
Si l'on voulait poursuivre la critique de Marc d'après la méthode purement littéraire, on pour rail dire un peu extérieure cl nu coniqui i éti suivie jusqu'à présent, il ne serait pas difficile d'y reconnaître les mêmes phénomènes de sutures, de combinaisons et de superpositions que I Matthieu et dans Lue. La
discussion avec les pharisien-. :< prn|io.s (le lic-cl
teboul ■ est comme interpolée dans le récit de ta démarche que les parents de Jésus avaient faite pour h- ramener en Dans le chapitre des
'.. Marc, in, SS
i. Mail:. .m, -I. 31-H (.