I..i puissance d'adaptation que l'on reconnaît
a l'Eglise t aîné est son plu* lu-nu titre a lad"
miratioo de l'observateur impartial. Il n'en résulte pas que l'Eglise altère l'Evangile ou la tradition, mais qu'elle sail comprendre les besoins di ■temps. Ne nous lassons pas de répéter que l Évangile n'était pas une doctrine absolue si abstraite, directement applicable à tous les temps cl a tous les hommes par se propre vertu, C'était une foi vivante, engagée de toutes parts dam le temps et le milieu où elle esl née Un Li d'adaptation a été et Bera perpétuellement -..lin- pour que celte loi 6u conserve dans le monde. Que l'Église catholique l ail adaptée et L'adapte encore, qu elle s'adapte elle m< continuellement aux besoins <l> ■•• temps nouveaux, ce n'est poinl la preuve qu'elle oublie l'Évangile ou méprise sa propre tradition, mail qu'élit veut faire valoir l'une et l'autre, qu'elle ■ le sentiment de ce qu'ils ont de llcxible et de constamment perfectible»
r. Éfii.iM
Ifiil
Les ii raisons d'ordre supérieur 1 n qui, selon M. Hamack, font corriger l'orthodoxie, interpréter tes dogmes anciens, produire des dogmes nouveaux, autoriser des pratiques et des dévo
tioofi nouvelles, ne Boni pas 6 chercher dans les
caprices ou les calculs d'un despotisme Orbi traire ou égoïste. Quelles que soient les circonstances extérieures dé chaque [ail particulier,
(nui ce développement procède de la vie intime île l'Église, et les décisions de l'aul'uile OS font que sanctionner, pour ainsi dire. , i consacrer le
mouvement de la pensée ol de la piété communes. S'il ne plaît pas .1 I Kglise catholique de
s'abîmer, immobile, dans la contemplation des formules traditionnelles, si elle les scrute h
les explique, i '<• l qu'elle entretient, dans la l'"i, l'activité de l'intelligence. Si elle modifie sa discipline et ses moyens d'action, ces! qu'elle veut agir, parce qu'elle vit. Comme Eglise, elle a une vie collective qui, noi ni les
défaillances partielles, est la vie universelle de
l'Evangile Elle ne fsil pas que des individus
• Im liens, elle tend à créer un étal chrétien du
monde. Il est trop aisé de comprendre que des théologiens individualistes n'aient pas le sens de cette vie collective et continue de l'Evangile dans l'Église, et qu'ils ne la voient pas toujours, même quand ils la regardent. Sa réalité n'en est pas moins constante, et sa variété ne prouve pas que « l'essence du christianisme » y soit comme cachée et étouffée sous un entassement de matériaux étrangers, mais que cette essence y demeure perpétuellement en acte, sous des formes qui manifestent sa puissante fécondité.