LE DOGME CHRÉTIEN
Lefl BÎèoles passés uni regardé le dogme
comme l'expression et le rempart de la foi. On le supposai! immuable, bien qu'on ne ba lassai point d'en perfectionner 1rs formulée! M. Har*
nai'k i'iisi'i-iic aussi l'immutabilité du dogme ■ m. r il ne trouve qu'un dogme dOAG l'Evangile, ri le travail de la pensée chrétienne depuis saint Paul est ainsi condamné en bloc, puisque soa objet, pour la majeure partie, esl autre que l.i bonté* paternelle de Dieu. Cet effort sécu laire pour définir la vérité de l'Evangile serait donc tout ' fait min, étranger b L'Évangile même qu'il veut expliquer; Le (ail est que le développement du dogme n'est pas dans l'Évangile; at il oe pouvait pas y être. Mais il ne s'ensuit |),i-. que le dogme ne procède pas de l'Évangile, ni que l'Evangile n ait pas
i.'évam.ii.i: ET i/iïoi.isf.
et ne vive encore dans le dogme, aussi bien que il.iîi.-. l'Eglise. I ' t ■ 1 1 • . ■ ■ i - 1 1 - ■ i n < - 1 1 L cl I":i j >j i.i il I î • >i i môme de Jésus ont du ôtre interprètes. Toute la
question est de ravoir si le commentaire est
homogène uu hétérogène au texte.
Même quand on ne veut pas reconnaître clans l'Evangile les premiers linéaments de la christolugie. "il est du moins contraint de les retrouver dons saint Paul. L'Apôtre, quia rendus la religion chrétienne ce service éminent de la détacher du judaïsme, qui a présenté le royaume de
Dieu comme un fait accompli dans la rédemption
opérée par le Christ, qui a conçu l'Evangile comme L'esprit de lu Loi, a jeté aussi les bases du dogme chrétien. Il y avait, nous assuret-Ôn, UD péril caché. il. uis I i ■ I . - . ■ d'une .. ndemp- 1 1< >ii objei tive , parce qo on pouvait ire t< oté de la séparer de la rénovation intérieure. <•" pouvait être amené bubbî ■■* compter parmi les
e liiions du salul une connaissant xacte du
Sauveui el de Bon couvre. Paul lui-même n'a-t-il pas attribué su Christ une nature céleste, et,
LÉ DOGME CfiMÉTŒK
nonobstant la libertêde son ail ilude .1 I éyard de la
Loi, ne ret< inaît*il pas l'Ancien Testament comme une source de vérité .' S il d'b point formulé de
œ, il a oriente l'Eglise sur la pente du I ■ ■ | » | » • - 1 1 1 • - 1 1 1 dominai iijiii' ; .
Toutefois, ce développement, selon M. Har-
. est proprement grec, ol l'influence directe
de la pensée grecque sur la pensée ehré-
ii' in. ■•!• l'ail sentir vers l'an 130. Jean avait
bien écrit mie Jésus était le Logos, mais >< il
ii pas rail de cette proposition la base de
ipécttlatioo sur l> Christ s ». Après lui
vinrent des docteurs enseignant que Jésus
Christ avait été l'apparition corporelle du Le
ri cotte idée remplaça la notion inintelligible du
ii . ■• Elle donnait à un fait historique un
s. 'lis métaphysique; elle introduisait dans la
cosmologie et dans la philosophie de la religion
One personne qui avait paru dans l'espace et le
temps . ■■ I ette identification amena les peu-
s au christianisme, Mais la crise guos-
tique obligea l'Église a Iracei lei limites de ce
i,"i ; ;\ '.m. il i ir i.'i 1,1 181
qui était chrétien. I.à commencent [>i'o]>n-iiit'iil. le
dogme et la menace qu'il apporte avec lui pour
la liberté religieuse. >< Nul ne peut se sentir ni se croire chrétien, c'est-à-dire enfant de Dieu, s il n'a d'abord soumis son expérience et sa conii.iisviiht religieuse ni contrôle de la confession
eei Slésîasl icjne Il ne deviendra jamais majeur,
puisqu'il doil rester dons lu dépendance du dogme, du prêtre, du culte et du Livre '. o
Sur Ce terrain, continue notre auteur, Ireli tionalisme. orthodoxie, intellectualisme vont ensemble. L Evangile esl devenu n une grande philosophie théo-cosmologique oii entrent toutes les matières imaginables n . on est persuadé que n le christianisme, étant la religion absolue, doil donner réponse à toutes les questions de métaphysique, de cosmologie et d'histoire ».
Deux éléments, cependant, séparent cette doctrine 'le la philosophie grecque : la dogme «le la création, el RurtonI le dogme christologique. Le grand lecteur de ce dogme l'ut nue idée particulier de la rédemption, cpii devint dominante au III" siècle, il gaVOir que le salut Opéré par le
i i. DOGME CHRÉTIEN
Chrisl consiste dans 1" délivrance de lu mort .■I m même temps, dans l'élévation ; > ta vie divine, dans la déification de L'homme, Pour 11 1 iv bien à l'humanité, il faut que le rédempteur lui-même soit Dieu et qu'il i«\ ienne bomme. Cesl pourquoi Àthanase ;i combattu pour la consubstantialité «lu Verbe et du Père, comme --il j allail de tout le christianisme. C'est pour la môme raison que I idée d une simple union morale entre le divinité ei l'humenitédu Siiuveur m- pul ''■lie .ut-.] .t .' <•. I.i-s dogmes «le lu Trioité consubstantielle et du Dieu-homme
l î • - 1 1 1 •■ - 1 1 1 .1 cettt- idée de la rédemption et
lombenl avec elle. Car cette idi ; e n'esi pas ilnv tienne, n'étant pas morale* elle rai El peu près Bans attache avec le Chris! de l'Evangile, .1 qui ses formules ne conviennent pas; elle éloigne du Christ réel, dont elle ne garde pas l'image vivante, etqu'elle présente uniquement sou
I,.. | ...1 ti. •■.. - exprimées en propositions théoriques ' 11
M. Harnack envisage la doctrine augnstioienne de la grâci au poinl de vue de la