I. a Le long travail, qui commence déjh avec saint
Paul, i i trouver uns expression réfléchie 6 la vérité
nouvelle do christiania i d emprantanl les formes de
In penser grecque ; la méticuleuse poursuite di latilarté et du système dans la philosophie- scolastiqne; la conscience croissante de l'insuffisance des résultats ainsi obtenus; le nouvel effort de la pensée moderne pour recréer sa logique el sa métaphysique, el refondre par ce moyen sa morale et sa théologie; tout cela n'a psi été un gaspillsgi de forces on dehors du droit chemin al poui y revenir. Chaque r-Uqn •!•■ >-.- !■ >n i-tail
inili-|"-n-.ii.ii .m n- iilt.il, --I -iii-ili .hiiiM I,- n-Mili.-ii connu.- un élément né Et si l'humaniU n a rail
pas passé à travi i ■ cetti espéi .il faudrait qu'elle
In recommençai ou en nt une semblable, a K. Canut, • il., p. 10.
i.'f.YAxr.u.E et l'éi.i.isk
du dogme, s'applique, en réalité, a ts phase prônent intellectuelle il théologique da développement, n<ui :'i I '•-•■ " I- ■-- 1- ■ 1 1 même et ;'i la formalioii
m j une s, "H bien Ggurc • une définition
abstraite, tout un travail dont oetb à< li
loin d'être 1 expression adéquate. Ces! la ootiofl mâmedu développement qui a maintenant besoin de se développer, el l'on n'a patte la ili toutes pièces, mais à la constituer d'après une
meilleure connaissi • do passé. L'acquisition
de ce dogme nouveau ne se fera pas autrement que celle des anciens. Ceux ci a'étaie&j p:is contenus dans la tradition primitive comme uni ,oin lu«ion dans les prémisses d'un StUo ne, mais comme un germe dans une semence, an élément réel et vivant, qui devait se transformer en grandissant, se déterminer par Ifi on avant de se cristalliser dans une (or mule solennelle. Ils existaient a l'étal de rail do
rOrance plus ou moins consciente d'être l'objet de spéculations savantes et de
nents officiels. Le dogme chrislologique fut
i tout l'expression de ce que Jésus était, depuis le commencement, pour la conscience chrétienne; le dogme «le la grâce fui l'expree*
LE DOtiSIE CllltKTIK.N
BJÔD «le l'œuvre divine qui s'accomplissait dans
m régénérées par L'Ëvangile ; le d '■■ lésiologiqoe fut l'expression du rôle scculaira de l'épiseopal et de la papauté dans l'Eglise, Si jamais une conclusion dogmatique est formu-
11 le développement obrétien, on peut pré- •-i r <|ui- œ sera l'expression de la loi de pro-
qui, depuis l'origine, gouverne l'histoire du christianisme, Jusqu'à présent les théologiens catholiques ont été surtout préoccupés du <.• ractére absolu cpie le dogme tient de s;i source, la
ition divine, et les critiques n'onl
que son caractère relatif, manifesté dans son histoire. L'effort de la saine théologie devrait tendre a la solution de l'antinomie que présentent l'autorité indiscutable que la foi réclame pour le dogme, el la variabilité, la relativité que |i' critique ne peut s'empêcher de remarquer dans L'histoire des dogmes et dans les formules dogmatiques
On a vu comment tout lcdé\ vl ■ >;>[ ■> meut île la doctrine chrét enne n'est pa : ■ • de le loi,
bien dans la foi. qui le domine tout entier, onnel et le sens eligii
un emporté sur le besoin d'udapte
I6UJ R I.' ÉGLISE
s<iiiitili(|iii- et ont sauvé l'originalité du christianisme. Les anciens dogmes ont leur ra< in dans lu prédication et le minutera du Christ, dans les expériences de l'Eglise, et ils ont leur développement dans l'histoire du christianisme et dans la pensée théologique; il ne pouvait MU ■ •il être n ii t i-.-n u-nt . Bt ce qui n'est pas moins naturel, c'est que les symboles et les définitions dogmatiques soient en i;t | ijinil nv.-i l'él il -nierai des connaissances humaines dans le temps et le milieu où ils oui été constitués, il suit de là qu'un changement considérable dans l'état de l;i science peut rendre nécessaire une interprétation nouvelle des anciennes formules, qui, conçues dans une autre atmosphère intellectuelle, ne se trouvent plus dire tout ce qu'il faudrait, ou ne le disent pas comme il conviendrait. Danscecns, l'on distinguera entre le sens maté riel de la Formule, l'image extérieure qu'elle présente et qui est en rapport avec les idées reçues dans l'antiquité, et sa signification proprement religieuse et chrétienne, l'idée fondamentale, qui peut se concilier avec d'autres vues sur la constitution du monde Cl le nature iii s choses. L'Eglise répète encore chaque jour,
[LE DOGME CHftÉTTEH
dans le Symbole des apôtres : " Il est descendu aux enfers, il est monté aux eieux. h Ces propositions ont été prises à la lettre pendant de longs siècles. Les génération s chrétiennes se sont succédé en croyant l'enfer, le séjour des damnas, sous leurs pieds, et le ciel, le séjour des élus, au-dessus de leurs têtes. Ni la théologie savante ni même la prédication populaire ne maintiennent aujourd'hui cette localisation ; cl. lOD ne peut pas davantage déterminer localement le ■'•jour de lame du Christ, dans l'intervalle de sa mort et de sa résurrection, ni celui dfl BOD humanité glorifiée, depuis l'ascension. Le sens proprement dogmatique de osa articles reste le même, puisque l'on enseigne toujours un rapport transitoire 'If L'Ame du ' Ihriat avec les justes de l'ancienne Loi, et la glorification rie son humanité ressuscites! Peut-on dire néanmoins, devant l:i transformation subie par le sens apparent m formules, que la théologie de l'avenir ne se fera pas une idée plus spirituelle encore de leur contenu? Il est bien vrai que l'Eglise eoff rige ses énoncés dogmatiques au m > o I distinctions parfois subtiles. Mais, en assaut ainsi, elle continue ce qu'elle a l'ail depuis le A. Loiiï. — L Évangile et l'Église. I .
l'évam.iu: Kl i.'ÉC.
commencement, elle adapte l'Évangile h la ditîon perpétuel lement changeante de l'intelltgenoe i-l de. la vii' humaines.
Il n'est pas indispensable a l'autorité de 1;« croyance qu'elle, toit rigoureusement immuable dans sa représentation intellectuelle et dans son expression verbale. Une telle imniutebiliU n'est pas compatible avec la nature de l'esprit humain. Nos connaissances les plus certaines dans l'ordre do ta nature et de la science sont toujours an mouvement, toujours relatives, toujours perfectibles, Ce n'est pas avei lea éléments de la pensée humaine que l'on peut construire un édifice éternel. La vérité seule est. immuable, mais non son image dans nuire esprit. La foi s'adresse h la vérité immuable, à travers l formule nécessairement inadéquate, suseeptibll d'amélioration, conséquemment de changement.
Quand Jésus disait avec solennité : s Je vous dis es vérité que, parmi cens qui seul ici)
il en esl qui ne goûteront pas la nnul avant de voir le Fils de l'homme venant dans son replie 1 », il émettait une proposition dogme-
I Mm in. I
r l DOGME ailtÉTIKN
2li
tique beaucoup moins absolue :iu fond qu'en apparence; il demnnde.il la foi au royaume pra chain : mais l'idée du royaume et celle de Ba proximité étaient deux symboles très simples
de choses extrènieinenl i-<unplexes. cl ceux mêmes qui \ mil cru les première ool du s'attache? 1 l'esprit plue qu'è la lettre de cette proti pour la trouver toujoun vraie. Les formulée dogmatiques sont dans la même condition que les paroles <lu Sauveur, et il nVsi pas démontré qu'elles soient sans objet, parce que l'on découvre. ;■ un moment donné, que In réalité les dépasse.
La logique singulièrement défectueuse qui semble préaider à In formation el s la i rois
des dogmes n'a rien que de des intelligible, el l'on pi ut dire de régulier, pour l'hia torien qui considère les preuves de la croyance comme une expression de sa vitalité plutôt
omme li •• raisons vi ri ta blés de si • gine.
Mien de plus précaire, au point de vue des
communes du raisonnement humain b( de Il 1 1 itique des ti xtes, que certains argument par lesquels un ;. appuyé rK\;tnj;ile sur l'An eien Testament, et le christianisi satholique
IKTHLB KT i.'it.i.im;
bu la lîiblir tout entière. L'œuvre de l'exigés* tradition» De, d'où l'on dirait que le dogme sort par un:- lente i-i continuelle élaboration, semble en contradiction permanente avec les principes
d'une interprétation purement rationnelle et historique, il est toujours SOUS-entCndu <|ue les mu uns textes bibliques et aussi les témoin!
<lc la tradition iloiv.nl . onlenir la vérité du temps présent; et on l'y trouve parée qu'on l'y met. Les théologiens catholiques ont eu un sentiment assez juste de cet état de choses lorsqu'ils ont établi que l'infaillibilité de l'Eglise s'spplîqw aux définitions dogmatiques, non aux considt rente qui les on1 motivées, quand même ces considérants seraient exprimés dans les déclarations officielles d(!s conciles el des papes. Une dil lion du même genre ne serait pas inutile pour le
Nouveau Testament, où l'on Voit la i.-.unv.
lion des morts démontrée par le texte! » Je suis le Dieo d'Abraham, d'Isaac et de Jacob'
l'histoire 'I \gar '-I il . rlilier l'iudé
(lance du chrétien b l'égard de la Loi mosaïque '■', si, <l une manière générale, les oitatioos <le
i. Um» m, Ifl i ■ iu,