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! iviste ? La question qui semblait au premier plan du» lei wi des passés, b. savoir si l'objet de La foi est i déterminer par l'Écriture seule, ou par la tradition avec l'Ecriture, rentre «lans la précédente; car, en dépit des apparences, il ne s'agit pas de savoir si l'Ecriture contient ou aonlaplé* nitude de la révélation, mais s'il appartient au
in il édifier lui-même sa propre foi el toute -.1 religion, .ivee l'aide de l'Hcrilure. i>u l'ieii si la
foi el i:i religion chrétiennes ne doivent pas être et m sont pas comme une œuvre perpétuelle et universelle dont chacun bénéficie et a laquelle il contribue. En face du protestantisme, qui conduit logiquement la religion chrétienne à l'individualisme absolu, c'est-à-dire à l'endettement iiideiini, le christianisme catholiques pris une conscience plus claire de lui-même, et il s'est
iii . i.né d'institution divine en tant que société antérieure et visible, avec un seul chef qui pofl séde la plénitude des pouvoirs d'enseignement, de juridiction, de sanctification, c'est-à-dire de inus les pouvoirs qui sont dans l'Église et que les siècles antérieurs avaient placés dans l'épîs-
i universel sous l'hégémonie do pape spé< ifier si le pope seul les possédait tout en
l.'lVAM.II I l.l IH.II.M.
par lui-même, Les définitions <i" Vatican sont issues, en quoique sorte, de l:i réalité; main ai le mouvement centralisateur qui 3 .1 conduit semble arrivé .1 son terme, la réflexion théologique oa pas «lii encore son dernier mol sur le sujet. <)n peul croira que l'avenir fora, tonehanl la véritable nature el l'objet de l'auto» rite ecclésiastique, des observations qui "'• muuqueront pas de réagir sur te mode el les eon iliiiims de son iM'i( ice.
Pour quiconque :i Buhrî le mouvement de la
pensée chrétienne depuis les origines, il eei
dent que ai le dogme christologique, ni celui de
".. ni celui de l'Église ne sont a prendra
poui des aommeta de doctrine au delà desquels
m- s'ouvre et ne s'ouvrira jamais pour le
croyant que la perspective aveuglante du mys-
luiini ; qui demeureraient plus fermes que
le roc, inaccessibles à tout changement même
accidentel, el cependant intelligibles pour toutes
également applicables, ans Ira
duction ni explication nouvelles, à tous les
état •. :i tous tes progrès de la science, <\< lu vie,
■ II' l.i société humaines. Les conceptions que
l'Église présente comme des <l<'^- s révélés
ne sont pas des vérités tombées du ciel el gardées par la tradition religieuse dans la forme précise où elles ont paru d'abord. L'historien v voit l'interprétation de faits religieux, acquise par un laborieux effort de la pensée théologtque. Qqc les dogmes soienl divins par l'origine et la substance, ils sont humains de structure et décomposition. I) >'>-i inconcevable que leur ave
Bir ne réponde leur passe. I.a raison ne
cesse pas de poser des questions à lo foi, ei tes Formulas traditionnelles soat soumises .< on bravai! perpétuel d'interprétation oô « la lettre qui est efficacement contrôlée par « IYsprii qui \i\ilii- I »,
C'est en partant d'une conception scolas- Liqoe, abstraite et non réelle, do la révélation et du dogme, que l'on en vienl ■> condamner tout le Fruit de lo réflexion chrétienne sur 1 ~ ■ . t » jet du christianisme. 11 est clair qui . si l'es- • immuable de l'Évang ile a> itl été la seule foi au Dieu Père, tout le développemenl chré-
i il Con. ut, a,
tien dans l'ordre de la doctrine, aussi bien que dans l'ordre do l'organisation ecclésiastique et du culte, seraitune vaste aberration. Mais, outre que l'l',v:iii;;ili n'est jias tout entier dans une telle foi. il serait absurde de supposer que l'énoncé de Ci illa ci aurait pu demeurer invariable et qu'il pourrait le devenir, si l'on jugeait a propos de s'en contenter. Au cas où l'attention des premiers G n'eût pas été tournée vers le Fils de Dieu, ellesc nci ail dirigée vers le Père lui-même, s'occupa ni. de Ba nature et de ses rapports avec le monde, De qui ramenait la spéculation vers la cosmologie. Bile se serait appliquée a cette paternité, qui avait sa signification essentielle par rapport aux homme. et elle aurait cherché à en définir les manifestations historiques, ou bien l'action secrète dans chaque ai auto, ce qui conduisait encore
à la ohristologie et à l'économie de la grâce divine. Elle aurait été tôt ou tard induit ■ I envisager les conditions normales do lovai sation, ce qui posait le problème de l'ccelésinlogie. Le développement doctrinal chrétien était ratai, donc légitime en principe ; dan'. 1 en semble, il a servi la cause de l'Evangile, qui ne pouvait subsister en essence pure, et qui, tra-
ta dogme < iiiiiiiii.N 205
duit perpétuellement en doctrines vivantes, a vécu lui-même dons ces doctrines, ce qui rend te développement légitime en fait '.
On dit volontiers que L'Eglise catholique ne reconnaît pas même l'existence de ce développement et qu'elle en condamne jusqu'à Pîdée.
Peut-être serait-il plus vrai de dire qu'elle n'en a pas pria conscience et qu'elle n'a pas de théorie officielle touchant la philosophie de sa propre hisl un . i .'■ qui- Vineent de Lérius, les Imologiens
modernes (sauf le cardinal Newman)e1 le concile du Vatican enseignent touchant le développement