I.E CULTE CATH01 I
lion sumalurelle que l'on solli. lia 00 de pareils bas, et pour que la valeur religieuse al morale des prières laites en ces conditions ne soil pas
rieure à celle des demandes adressées communément aux divinités païennes; mieux drnit recommander aux écoliers de mériter le
es par le travail, à tous de veiller è leurs affaires, de compter à la fois sur la Providence el sur eux-mêmes pour la réussite de leurs entreprises.
Rncon esl il que 1rs puérilités apparentes de la dévotion sont moins éloignées qu'il ne semble de
eligion. I.a face des choses est double.
L'homme est comme placé entre la nature, où tout paraît fatal, et la conscience, <>ii tout parait libre. L'univers est pour lui un gigantesque
nisme qui l'enserre de toutes parts, oui le broiera sans miséricorde, si l'occu pré-
sente, et le spectacle que se donne à lui-même un tout-puissant et bon. La contradiction qui se remarque dans la conduite de l'homme demandanl a être dispensé de la fatalité, exi dans le monde où se rencontrent la nécessite et
iberté. Aucune prière n'est insignifiant
ridicule pour l'homme de foi. à condition quelle
\. I-owir. — L'Êttngil* tt l'Ê$U$*. >>•
ne méconnaisse pas Dieu dans sa bonté et qu'elle respecte n souveraineté. Aucune pri
justifiée comme acte de raison pure et de parfaite, si ce o'esl In droiture des intention* l'application au devoir et la soumission a volonté divine. A la prendre selon M signification naturelle et primitive, l'Oraison dominicale ni prêterait guère moins a la critique, en certaine parties, que la prière à suint Antoine de PadoM pour retrouver un objet perdu. La demande o Donne-nous aujourd'hui notre pain de chaqw jour », entendue selon la rigueur de sa signification historique 1 , ne .serait-elle pas sulner sive de l'économie sociale? Pratiquement M règle générale, l'homme adulte et sain ptl et doit attendre son pain de son activité, Mail tenant le chrétien demande que cette activit soit bénie du ciel : niais le sens des parolii qu'il prononce était nuire à l'origine. 11 en est de même pour la demande : <■ Que ton arrive », dont le sens, pour le chrétien moderne, est assez différent de ce qu'il était pourlechrétû primitif. Ainsi la prière tire, sa valeur du senti