‹ L'Évangile et l'égliseChapitre 84 sur 87 · I \':< m IV, I · texte numérisé non relu

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LE CULTE CATIIOLIOIE

cigela réglementation du culte extérieur et une division de rôles dans les ailes qui le constituent ; mais le rapport n'en est pas moins immédiat entre Dieu et tous ceux qui. k d.s titre* divers, participent nus actions symboliques du culte chrétien. Dieu n'est pas plus loin du Adèle que de l'évéque ou du prêtre. Clercs et laïques vont a Dieu ensemble, prient Dieu ensemble, se sanctifient ensemble. Il n'y a entre eux qu'une n division de grâces et de minisli r comme le dit saint Paul : mois c'est n le même esprit' » qui est dans tous. L'Évangile n'est pas ennemi de l'ordre, <'l l'on 0« VOÎt DM bien sfl quoi l'économie régulière du service divin peut r les opérations de l;i de Dieu.

Toute religion est sacramentelle ; toute religion est aussi plus ou moins déifïqae, nlIYaiil ii l'homme un moyen de s'élever jusqu'à la divinité, conçue d'abord el analogiquement a l'image de l'homme. Il ne serait peut-être pas trop <liflicile de prouver que, dans toutes les religions connues. le culte de l'homme est asso.

quelque façon à celui de Dieu. Mais, dans les

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cultes païens, cette association se fait, en dêlini- :m détriment de lu Divinité, dont on M voit pas que le trait essentiel esl de rester inliiiiiii.iiI .ni deMUS de I"luitii;i t»it» ; . I.rdiii.sti.u

.1 évité cette confusion, tout en satisfaisant, par le culte de Jésus et 1> ^irn-ments qui \

donnes I'- besoin de déification qui semble inné à la nature humaine. Il rend au Christ le culte que lot Juifs) rendaient su Dieu caché, qu'un être humain n'aurait pu regarder sans mourir. Il ••> pu le faire sans tomber dans le polythéisme al lanthropolàtrie, parce qu'il distingue, dans l'objet de son adoration, le Dieu éternel H la nature humaine dans laquelle M Dieu s'est manifesté sur la terre. Le Christ n'en ■ si pas moins assis à la droite du Père, el l'humanité s'élève en lui jusqu'à la divinité. On peo.1 dire, si l'un veut, qu'elle s'adore elle-même 80 Jésus ; niais on doit ajouter que, ce faisant, elle n'oublie ni *;i propre condition ni celle del

M. iiarnack ne condamne pas expressément le culte rendu au Christ, mais il ne I en regarde !>;is moins comme une sorte d'idolâtrie, né'' dti polythéisme ancien. Pour lui, le culte de l n'est pas plus légitime ijul- le dogme de sa divi

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nité. Est-ce que les apôtres ont adoré le Christ,

même quand ils eurent acquis la foi à sa résurrection? Est-Oe que JéMi.s a i'ti\ peur l;i pivma ■!■!■

générali chrétienne, autre chose qu'un médisleur divin, celui avec lequel et par lequel on prie et adore utilement le Père, non celui qui est adoré? Mais ces circonstances ne f< -ut que mieux ressortir la nécessité d'un culte déifiant l'humanité, puisque, d'un monothéisme rigoureux, donl od a fortifié plutôt qu'atténué la formule, est sorti le culte d'un être humain, dont

on n'a jamais voulu renier le caractère humain, tout en proclamant sa divinité ; après quoi, comme pour suppléer le Chrisl dons son rôle «le paédiateur, la piété chrétienne s'est fait toute mu hiérarchie d'intercesseurs au moyen des esprits célestes et de ses ancêtres spirituels, en i.'ic ili-.sqiK'ls l'ilu s'est plu a mettre la Vierge Marie.

Ni le culte du Christ, ni le culte des soin

tient appartenir a l'Evangile de Jésus, el ils appartiennent pas; ils sont nés sponte-

:.i M il onl . randi l'un après l'autre, puis ensemble, dans le christianisme se constituant ou déjà constitué. Le culte de Jésus et celui des

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cli' ce qu'on pourrait appeler, en toute vériU la révélation primitive, celle qui n'a jamais fil

1 > 1 1 -- h n enseignement Formel et l'homme porte écrite en caractères indistin fond di eligieuse, [.'artii li

constitue à lui seul cette révélation inexpli et que Jésus a manifesté dans sa persoi dans sa vie autant que dons son i m lis qu'il a manifesté le premier d'une fat claire et intelligible, parée qu'il le portail en lui-même, c'est que Dieu se révèle l'homme dans l'homme, et que l'humanil avec Dieu dans une société divine.

L'homme avail toujours cru cela ol a que vaguement compris. Jésus le lui a entendre . et l'on peut dire que, di ■• 1 1 mo l'orienta lion de In prière a été changée, le nuag mythologique n été dissipé, en même temps qu la barrière «lu légalisme et de la révélation rei haie, était renversée. Ce qu'il j a de plus divûj dans le monde n'est pas le fracas «lu ni la lumière du soleil, ni l'épanouissement la vie sur la terre : c'est lu beauté des pureté du cœur, la perfection de l'amour dur

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le sacrifice, parce qu< tout cela est le don souii de Dieu à l'homme, la plus grande œuvre la manifestation suprême de Dieu dans l'uni PS. Ainsi Jésus révéla aux hommes le secret Je Dieu et de la religion, parce crue Dieu (tait en lui se révélant aux hommes ; ainsi les hommes sentirent qu'ils possédaient en Jésus Dieu révélé. Cette impression fut plus profonde chez les Gentils, qui ne connaissaient pas Dieu, que chez les Juifs, qui le connaissaient mieux, mais qui étaient accoutumés à L'adorer dans sa majesté redoutable. Toujours est-il que l'éternel principe de la transparence du divin à travers l'humain reçut alors une application nouvelle, tri s nette et 1res I que cette application

Tut la religion chrétienne et le culte de Jésus, et qu'elle ne pouvait pas être autre chose.

Cette application demandai! même h n'être pas limitée au ■ ni le du Christ . Tous . u- qu ut rendu témoignage à la révélation de i Mi u en Jésus, qui n'avaient pas craint rir plutôt que d'en désavouer la certitude, qui

en avaient démontré l'efficacité pai la pratique

chrétiennes, qui s'étaient endormisdans

la paix du Seigneur, avaient reçu également sur

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leurs fronts un rayon île divinité. Ce n'étai! pus li» pleine lumière, la communication imim-

ili- riv-.jn il cl fli- l,i -l.iii- de Dieu, mais • une participation de ce don, qui devait

taluéc ;i\i-< \ i-ik-i' ilion.

( '."est , en effet, comme prolongation du cul de .I.'min quese justifie, bu jioint «le vue catholique, le culte de la Vierge et des saints. Les sainte ne vivenl pas seulement dons lu mémoire de l'Eglise, mais dans son œuvre présente, p a l'influence durable de leur activité personnelle

■ •I de l'iilr.il que leur nom signifie. Leur culte comme oelui de la Vierge et du Christ luiiii ni •. B été ce qu'il a pu et dû être dulH I milieux et les temps où il s'est développé. L" prit chrétien a vivifia et vivifie encore des pni tiques mesquines en apparence et qui peu

■ 1.", i nir aisément superstitieuses Mais :l faudrait voirai ceux qui s'en contentent n'y trouvent

le Christ, et s'ils seraient capables di le trouver plus facilement ailleurs. Au point de vue réel, lu Vierge et les saints sont comm typi ta inférieurs au Christ, mais unis .

lui, menant à lui, agissant par lui et pour lui. Au point de vue du symbolisme théologique et

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de la oonceptîon populaire, leChrisl est le médiatour unique, tout-puissant à raison de sa divinité ; la Vierge est un intercesseur subordonné, tout-puissant par le Christ ; le pouvoir des saints est également subordonnée celui de Jésus. i 'ii peut dire que le gouvernement de ce monde, même celui des choses morales, ne doit point être partagé par province», selon .!• •■ spéoialités <|ui rapj)ellent de trop près les petits dieux iln paganisme. El pourtant tout ce qui fut a une vie et une action éternelles en Dieu OÙ tout demeure. Qui supprime l'intercession n'est pas loin de supprimer la prière. N'est-il pas vrai, pour le .mI holupie, i l'uni- vérité de l'ail, que l'on va par Jésus à Dieu, parles saints à .' N 'est-il pas vrai que le christianisme subsiste par la force que lui donne tout son lé, depuis Jésus jusqu'aux chrétiens >le nos jours qui sont dignes de leur nom? N'est-il pas

vrai que tous les fruits de l'Evangile dans le christianisme sont encore l'Evangile ' N i pas vrai que recourir sus saints, c'est recourir ;. Jésus; que recourir à Je i recourir à

Dieu ; que recourir à Dieu avec une foi simple, s'éli-vcr au-il.--.su-. •: mIit-i 1 dans la

l'èva l'ÉCLISK

i la réalisai pour soi? N "est-il pas vrai que, |>ur ces moyens que le protestant trou vulgaires el si ridicules, porter un scapulairc, dire le chapelet, gagner des indulgences sur les tei des sainte et pour lésâmes du purgatoire, le catholique se met effectivement dans la communion des saints* c'esl fc-dirc la communion de Jésus, c'est-à-dire la communion de II?

Il serait sage, assurément, de modérer ce culte dans Mitaines de ses manifestations, et aui

de l'éclairer sur sa véritable portée. Les coi.

rations générales qui légitiment, an point de vue chrétien, la prière d'intercession comme moyen de fixer l'Ame ■■" Dieu par l'internie* diaire des créatures en qui l'on reconnaît qu'il s'est particulièrement révélé, exigent prière diffère, quant à l'esprit, de la superstii ii m païenne et ne se nourrisse pas de chim Après tout, dira-t-on, si saint Antoine de Padoue n'a pas vraiment le pouvoir de faire retrouver les objets perdus, gagner le gros lot à la loterie, recevoir au haocalauréat les dévots et paresseux, il y a chance pour qu'une iité naïve fasse tous les frais de l'intervcn-

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