ST. ALBERT'S COLLEGE LIBRARY
dans l'esprit qui a animé l’évangéliste, il est pri q )
une influence que l’antiquité chrétienne, depuis Îrénée jusqu’à saint Jérôme, en passant
par Tertullen, Clément d'Alexandrie, Ori-
gène et Eusèbe, s’est plu à reconnaître, et que confirme l’examen de l'Évangile et des Actes : l'influence de saint Paul. Tertullien Pa caractérisée par un mot très heureux : Paul a été l’illuminateur de Luc :. L’expression illustre à merveille en quel sens le troisième évangile a pu être appelé l’évangile de Paul. Luc n’est pas à l'égard de Paul dans la même situation que Marc vis-à-vis de Pierre. Marc, interprète de Pierre, n’a fait que nous trans-
cer don ni 0 à
mettre d’après ses souvenirs fidèles la caté-
chèse du prince des Apôtres, à tel point que saint Justin a pu appeler le second évangile les « Mémoires de Pierre ? ». Le troisième évan-
gile ne saurait être appelé de la même façon
« Mémoires de Paul ». Ce n’est pas à Paul que P q
Luc doit les matériaux de son évangile; pour
le composer, 1l s’est livré à une longue et dih-
gente enquête, il a interrogé les témoins »
immédiats.
Ce que l’Apôtre lui a donné plus que tout autre, c’est l'esprit qui interprète le message