W. O. E. Oesterley et G. H. Box, The Religion and
Worship of the Synagogue, Londres, 1911, p. 325,
femme; car vous êtes tous un dans le Christ Jésus ! ». Et ses lettres attestent que la pratique répondait à la théorie. Dans l’Église, corps mystique du Christ, tous les membres n’ont pas les mêmes fonctions; aux femmes n’ont étéconfiées ni la prédicationofficielle mila juridiction dans lescommunautéschrétiennes, mais elles participent à la vie surnaturelle qui descend du chef aux membres, elles reçoivent linflux de la grâce, prennent place à la table du Seigneur et collaborent sous la direction des Apôtres à la propagation de l'Évangile : à Philippes, la maison de Lydia, la marchande de pourpre,est le noyau de la première église macédonienne, et de même à Laodicée, la maison de Nympha, et à Éphèse, celle de Priscilla. Qu'on lise le dernier chapitre de Pépître aux Romains, et l’on verra avec quelle ” délicatesse saint Paul salue ses coopératrices dans le Christ Jésus, Phoebé, « notre sœur », Prisca et Junia,ettoutes celles qui d’une façon ou de Pautre se sont donné de la peine dans le Seigneur, Maria, Persis, Tryphaena et Tryphosa : humbles servantes du Christ, auxquelles les gros dictionnaires consacrent à peine une ligne ou deux et qui pourtant, comme des étoiles nouvelles, font apparaître à