Bien que Marc (I, 35; VI, 46; XIV,:83 sqq.) et
Ce message joyeux, foncièrement optimiste, c’est bien l’évangile de la gentilité ouvrant ses portes à la foi nouvelle, de la gentilité confiante dans la puissance du ferment évangélique. Plus assuré que ces Grecs d’Asie- Mineure, qui célébraient l'anniversaire de la naissance de César Auguste, comme le com-
. mencement d’un monde renouvelé, « dont la ruine eût été proche, si ce bonheur commun de tous les hommes, César, n’était pas né »1, saint Luc sait qu’en Jésus le Sauveur véri- . table, « l’auteur de la vie » ?, nous a été donné. Vexilla regis prodeunt! L’étendard du Christ s’avance dans la lumière d’un matin plein de promesses. — C’est bien aussi l’évangile du disciple de Paul. Aux cantiques de Luc
” répondent les accents vibrants de l’Apôtre :
« Réjouissez-vous dans le Seigneur en tout
5 € L 2 “ AT AS . 3 , temps; Je vous le répète, réjouissez-vous $ »
…— « Entretenez-vous les uns les autres de psaumes, d’hymnes et de cantiques spirituels,
ÿ Matthieu (XIV, 23; XXVI, 36 sqq.) aient parlé de la
LÉ
prière du Christ, Luc est seul à la mentionner en huit circonstances : Luc, III, 213 V, 16; VI, 12; IX; 29; XI, 13. XXII, 32; XXIII, 34, 36.
4. Inscription de Priène (de l’an 9 avant Jésus-Christ), — Texte dans Dittenberger, Orientis Graeci Inscrip-
- tiones selectae, n° 458.