Jean, XXI
21r L'ÉVANGILE ET LES ÉVANGILES
Tout à la fin de l'ouvrage, une dermière et plusexplicite attestation présente le quatrième
évangile comme ayant été écrit par le disciple que Jésus aimait. (C’est ce disciple, — le dis-
ciple bien-aimé dont il vient d’être fait men-
tion, — qui témoigne de ces choses et qui les a écrites, et nous savons que son témoignage est véritable ?. » Le nous du dernier membre de
phrase ne permet guère d’attribuer cette dé-
claration à l’évangéliste lui-même. On incline
plutôt à y voir le témoignage d’un groupe de
disciples qui se sont portés garants de la véra-
cité de leur maître, lorsque son livre a été.
donné à la communauté chrétienne. En toute
hypothèse, que la déclaration émane de l’évan-
géliste ou d’un groupe de ses disciples, elle identifie, sans équivoque possible, l’auteur du
quatrième évangile avec « le disciple que Jésus aimait », un disciple qui a pris part à la
dernière Cène, tout près du Seigneur, qui a reçu ses secrets et ses ultimes confidences, sûrement l’un des Apôtres, l’un des Douze.
On ne peut esquiver ces textes sinetsqu'en les rejetant comme de purs mensonges ou, ce qui revient au même, sous des expressions
moins abruptes, comme des interpolations
introduites dans le texte primitif par quelque