‹ L'Évangile et les ÉvangilesChapitre 155 sur 177 · J, B. Lightfoot, Biblical Essays, Londres · texte numérisé non relu

J, B. Lightfoot, Biblical Essays, Londres

264 L'ÉVANGILE ET LES ÉVANGILES . |) saint Jean a son apport original d'indications géographiques; 1l est même plus riche à lui seul que les trois Synoptiques réunis. € Or, si: toutes ces indications n’ont pie être dabar sur le sol, du moins aucune n’a pu être convaincue d’erreur. Le plus grand nombre se vérifie aisément et ce nombre augmente avec les recherches en Palestine !. » Des adver- + saires de l'authenticité johannique ou de l’origine palestinienne du quatrième Évangile ont émis l'hypothèse que l’auteur avait parcouru la Palestine en pèlerin et s'était documenté sur place. Un étranger n'aurait pasfait preuve de tant d’érudition personnelle :

saint Luc, qui a séjourné à Jérusalem pendant ‘ un temps RTE est Join d’égaler saint Jean | en abondance et en précision de détails géographiques. Quiconque a relu près du puits de Jacob, face au mont Garizim, la rencontre de | Jésus avec la Samaritaine, souscrira au jug'e-

ment de Renan : « Un juif de Palestine ayant passé souvent à l’entrée de la vallée de Sichem a pu seul écrire cela 2 », Et qu'impor-

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À: FRReRES, Évangile selon saint Jean, Introduction, p. CXXIV. Comme nous l’avons noté plus haut, * li fouilles poursuivies en 1927 par MM. Sellin et Welter dans les ruines de Sichem ont éclairé et justifié ce qe saint Jean dit de la petite ville de Sychar. ; 2. Renan, Vie de Jésus, Appendice, p. 498. 7 OR sait | que Renan avait visité la Palestine,

MEN Al PL LV L'ÉVANGILE SELON SAINT JEAN 265

tait à un chrétien venu d’Asie-Mineure la 214 j sis k désignation de localités aussi obscures que

… Béthanie au delà du Jourdain 1, Aenon près

de Salim ? ou Ephrem à la limite du désert °?

«L'auteur était donc palestinien : mais de

plus ilse donne comme témoin oculaire : nous ‘constatons qu'il a bien vu“ ».

Le

Mme solidité dans le cadre chronologique et ci encore le quatrième évangile vient com- © plétér fort heureusement les Synoptiques.

Alors que ceux-ci pourraient produire l’illu-

sion que le ministère de Jésus s’est resserré dans les hmites d’une année, saint Jean, par

® L2 L - L A la mention distincte de trois Pâques 5, nous

permet de lui donner une durée de deux ans

… et quelques mois. Ce laps de temps semble

… bien le minimum requis pour une prédica-

tion un peu étendue du Royaume de Dieu et surtout pour la formation sérieuse d° ungroupe Fde disciples. Les voyages de Jésus à Jérusa- - lem, dont saint Jean est seul à faire mention,

LAut la montée suprême, commune aux quatre

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