‹ L'Évangile et les ÉvangilesChapitre 45 sur 177 · Matthieu, V · texte numérisé non relu

Matthieu, V

l'écriture hébraïque !. Ils n’ignorent aucune des roueries par lesquelles on pouvait, sous couleur de piété, refuser de secourir ses parents âgés ou jurer sans s’engager à fond?. On n’a pas besoin de leur expliquer ce qu’est une génération adultère, un prosélyte ou un fils de la géhenne#.» Les allusions aux hommes et aux choses, les adversaires visés, tout reflète exactement le paysage galléen ou les mœurs d’une société que devait engloutr la catastrophe de l’an 70.

Les critiques qui ont le plus spécialement étudié les procédés du style oral en Israël, louent dans la traduction grecque du premier évangile une particulière fidélité à conserver les différentes formes du parallélisme sémitique, par synonymie, par opposition, par progression. Dans les discours communs au premier et au troisième évangiles, il apparaît que Matthieu reproduit le plus littéralement, dans la majorité des cas, la parole même du Seigneur 4. La structure intime des discours et même des récits, ce qu’on pourraitappeler leur articulation, révèle aussi le dessein, caractéristique de l’enseignement juif, d’ordonner

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