Matthieu, XIV
2. Matthieu, XVII, 24-27. Matthieu est seul à rapporter ces deux épisodes.
un vivant portrait, d’une si harmonieuse richesse et complexité, qu'il défie Panalyse. Les touches de couleur locale nous montrent en Jésus un être réel, un homme de son temps et de son pays, une âme « où la Gaklée prolongeait ses jardins 1 ». Ils ne sont pas cependant ce qu’il y a en lui de plus profond, de plus réel, de plus véritablement intéressant.
Ils ne suffiraient pas à le mettre absolument
à part. Jésus aurait pu parler en sentences imagées, 8? exprimer en eéxquises paraboles, et n’être qu’un prophète ou un sage en Israël, le rival en célébrité des grands rabbins Hillel
et Schammaï. C’eût été déjà aux yeux des
Juifs une gloire fort enviable et pour tout autre que Jésus on aurait pu craindre que la tradition n’essayât de le couler dans le moule du rabbin classique, mais la personnalité de Jésus s’était révélée si puissante qu'elle
avait fait éclater tous les moules. Elle s'était
imposée si impérieusement aux disciples qu'il aurait fallu de leur part un véritable tour de force pour la peindre sous des traits empruntés. Pas moyen de confondre Jésus
avec les sages ordinaires,avecces rabbinsqui,
loin de revendiquer le droit de parler « d’une bouche puissante » et de trancher les ques-