‹ L'Évangile et les ÉvangilesChapitre 55 sur 177 · Émile Clermont · texte numérisé non relu

Émile Clermont

tions: de leur propre autorité, n’avançaient pas un mot qui ne fût appuyé par un texte de PÉcriture ou une tradition d’école : citer ses auteurs, c'était pour eux, suivant le mot du Talmud, « apporter le salut au monde ».

Dès L premier contact, les disciples ont senti la différence des deux manières, et saint Matthieu nous transmet l'écho Hate de leur admiration : « Jésus enseignait comme ayant autorité et non à la manière des Scribes et des Pharisiens !. » S'il se référait à l'Écriture comme à un livre divin, il ne se réclamait d'aucune école, aussi indépendant de Hillel que de Schammaï. Il ne citait pas ses auteurs, parce qu’il n’en avait pas à citer. Son enseignement, 1l le puisait en lui-même, tout coulait de source.

Non seulement il ne cherchait pas d’appuis humains à son interprétation de la Loi, mais cette Loi même il la jugeait, il la complétait avec l'autorité du Maître. « Ainsi parle Iahvé », avaient dit les prophètes :

c'étaient des serviteurs, des délégués. « Et moi, je vous dis. », affirme Jésus. Les critiques qui peinent le plus pour trouver à cette conduite des analogies dans le monde

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