L. de Grandmaison, Jésus Christ, t. L/ Paris, 1928, n7S
2. Vie et correspondance de Taine, t. IV, Paris, 1907, p. 323.
second évangile, qu’elle a la rudesse de Part populaire; les exégètes anglicans, un Swete, un Stanton, s'accordent à reconnaître ce qu'ils nomment «la touche graphique » de Marc, sa fraîcheur singulière, sa vivante ori- ginahté. L’helléniste Hubert Pernot n’en juge pas autrement, quand il écrit : « On sent fort bien que Marc n’a passé par aucune école, mais lorsqu'on le lit en grec, on ne peut sans injustice ne pas lui reconnaître beaucoup de sensibilité, de vie et de fraîcheur !. »
Reprenant un mot de saint Augustin?, Bossuet a caractérisé saint Marc comme « le plus divin de tous les abréviateurs » $. L’expression pourrait induire à méprise. Il est vrai que le second évangile est notablement plus court que les deux autres Synoptiques : 1l ne compte‘que 746 versets contre 1068 dans saint Matthieu et 1140 dans saint Luc. Mais dans les récits communs aux trois, saint Mare est ordinairement le plus riche en détails, le plus pittoresque, le plus concret. Que lon compare par exemple dans les trois Synoptiques l’histoire de la résurrection de la fille de