VIII
40 Et il arriva qu’au retour de Jésus, la foule l’accueillit avec plaisir, car tous l’attendaient.
4 Et voici que
vint un homme
nommé Jaïre, et il était chef de la synagogue ; et s'étant jeté aux pieds de Jésus, il le suppliait d’entrer dans sa maison, 4? parce qu'il avait une fille unique, ron douze ans, et qui se mourait ».
Pendant qu'il
s’y rendait, les.
d’envi-
Fi
Matthieu
vait avec ses disciples.
2 Et voici qu'une femme, atteinte d’un flux de sang depuis douze ans,
s'étant approchée par derrière, toucha la houppe de son manteau.
21 Car elle se disait en ellemême : « Siseulement je touche son manteau, je serai guérie. »
LYS à
Marc
foule nombreuse l’accompagnait, et on le pressait de toutes parts.
% Et une femme, atteinte d’un flux de sang depuis douze ans 2% et qui avait beaucoup souffert, par beaucoup de médecins, et avait dépensé tout son avoir, et n'avait ressenti aucun bien, mais était allée plutôt de mal en pis,
27 ayant entendu ce qu’on disait de Jésus, vint dans la foule par derrière et toucha son manteau.
28 Car elle se disait : « Si seulement je touche ses vêtements, je serai guérie, »
2% Et aussitôt
Luc foules l’étouf faient.
8, Et üne femme, atteinte d’un flux de sang qui ayant dépensé tout son avoir en médecins, n'avait pu être guérie par personne,
44 s’étant approchée par derrière, toucha la houppe de son manteau.
Etaussitôt son
£ mn
Matthieu
22 Mais lui s’é- - tant retourné et la voyant, dit :
«, Aie confiance, ma fille, ta foi t’a sauvée. » Et la
Marc
la source d’où coulait son sang fut tarie, et elle sentit dans son corps qu'elle était guérie de son 1nfirmité.
30 Et aussitôt Jésus, ayant eu conscience qu’une puissance était sortie de lui, s'étant retourné dans la foule, dit : « Qui a touché mes vêtements? » 31 Et ses disciples lui disaient : € Tu vois la foule qui te presse et tu dus 4: NOujma touché? »
32 Et il regardait tout autour, pour voir celle qui avait fait cela.
33 Or la femme effrayée et tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint et se prosterna devant
Luc
flux de sang s’arrêta.
45 Et Jésus dit :
« Qui m'a tou-
ché?» Tousmniant, .
Pierre et ceux qui étaient avec lui, dirent :« Maïtre, les foules t’entourent et te
pressent. »46 Mais
Jésus dit : « Quelqu’un m'a touché; car j’ai senti qu’une puissance était sortie de moi »,
47 Or la femme, se voyant découverte, vint toute tremblante et se
prosternant de-.
vant lui, raconta
du
* :Maithieu
Marc
femme fut guérie | luietlui dit toute
dès ce moment.
23 Et Jésus étant entré dans la maison du chef etvoyant la foule bruyante, 24 dit :
« Retirez- vous, car la jeune fille
la vérité. 84 Alors il lui dit : « Ma fille, ta foi t'a sauvée; va en
paix et sois gue-
rie de ton infirmité, »
35 Comme 1 parlaitencore, on vint de chez le chef de la synagogue pour dire :
« Ta fille est morte; pourquoi importunes - tu encore le Maïtre? » 36 Mais Jésus, ayant entendu la noüvelle, dit au chef de synagogue « Ne crains pas; seulement
aie foi. » 37 Et il ne laissa personne
venir avec lui, si ce n’est Pierre et Jacques et Jean, le frère de Jacques, % Et ils
Luc
devant tout le peuple pourquoi elle l’avait touché et comment elle avait été guérie aussitôt. 48 Alors il lui dit :
«Ma fille, ta foi
t’a sauvée; va en
Paix. »
4 Comme il parlait encore,
quelqu'un vient de chez le chef de la synagogue, disant : « Ta fille est morte; n’importune plus le Maître. » 50 Mais Jésus ayant entendu lui dit :
« Ne crains pas; fais seulement un acte de foi, etelle sera sauvée. »
51 Etant arrivé à la maison, il ne laissa entrer personne avec lui, si ce n’est Pierre et Jean et Jacques et le père de l'enfant et sa
Matthieu
n’est pas morte, mais elle dort ».
Et ils se moquaient de lui.
25 Lorsque la foule eut été renvoyée,
il entra, prit sa main, et la jeune fille se leva.
Marc
arrivent à la maïson du chef de synagogue, et il aperçoit une foule bruyante et des gens quise lamentent et poussent de grands cris. 39 Et entrant il leur dit : « Pourquoi ce bruit et ces lamentations?
l’enfant n’est pas morte, mais elle dort. »4 Et ils se moquaient de lui.
Mais lui, les ayant tous mis dehors, prend le père de l’enfant et sa mère et ses compagnons, et il pénètre là où était l'enfant.
41 Et prenant la main de l’enfant, il lui dit : « T'alitha koum», ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi! » 42 Et
| aussitôt l'enfant
Luc
mère. 52 Or tous pleuraient et se lamentaient sur elle. Mais il dit :
« Ne pleurez pas; car elle n’est pas morte, mais elle dort. »58 Etils se moquaient de lui, sachant bien
qu’elle était morte, 5Maislui l'ayant
prise par la main, dit à haute voix :
« Jeune fille, lèvetoi! » 55 Et son esprit revint, et elle se leva aussitôt et 1] prescrivit qu’on lui donnât à manger.
56 Et ses parents furentstupéfaits; mais il leur recommanda de ne dire à personne ce qui était arrivé,
Maithieu Marc Luc
se leva et elle marchait, car elle avait douze ans.
% Et le bruit | Et ils furent saisen répandit | sis aussitôt d’une dans toute la |grande stupeur.
contrée, 43 Et il leur recommanda ïinstamment que personne ne le subiReti ile qu’en lui donnât
à manger.
Ces pages d’évangile sont caractéristiques de la manière de Marc, comparée à celle des deux autres Synoptiques. Elles ne sont pas une exception, surtout dans la partie du ministère de Jésus qui a pour théâtre la Gahlée. Que l’on examine à ce point de vue, dans une Synopse, les premiers miracles accomplis, par Jésus à Capharnaüm et en Galilée :, la guérison du paralytique?, la
1. Mare, I, 21-28, Luc, IV, 31-37; Marc, I, 29-34; Matthieu, VIII, 14-17; Luc, IV, 28-41 ; — Marc, I, 40-45, Matthieu, VIII, 1-4; Luc, V, 12-16.
2, Marc, IL, 1-12; Matthieu, IX, 1-8; Luc, V, 17-26 : ps 12 versets dans Marc, 9 dans Matthieu, 10 dans
uc.
130 L'ÉVANGILE ET LES ÉVANGILES i
tempête apaisée 1, la délivrance du possédé de Gérasa ?, la première multiplication despains, la guérison de l'enfant épileptique 4, et l’on aboutira à la même conclusion : Marc est le plus abondant en détails pittoresques, Luc, qui le suit de près, laisse pourtant tomber quelques : menues particularités, tantis que Matthieu inchine à ne retenir que l'essentiel du fait. Cette abondance de Marc n’est pas pléthore et n’enlève pas à la narration sa vivante allure. Tout au contraire, l’évangéhiste a le don d’animer ses personnages, de les faire passer devant nous en des tableaux saisissants. Attitudes, gestes, regards, sentiments de Jésus, des disciples, des Pharisiens, des foules, sont exprimés avec une vivacité singulière qui met les acteurs sous nos yeux. Le trait est net, franc, hardi même et non sans rudesse : point de retouches conventionnelles, encore moins d’artifices de rhétorique.