Marc, IV, 35-41, Matthieu, VIII, 23-27; Luc, VIII
2. Marc, V, 1-21; Matthieu, VIII, 28-34; Lue, VIII, 26-40 : soit 21 versets dans Marc, 7 dans Matthieu,
15 dans Luc.
3. Marc, NI, 30-44; Maithieu, 13-21; Luc, IX, 10-17 : soit 15 versets dans Marc, 9 dans Matthieu, 8 dans Luc. 4. Marc, IX, 14-29; Matthieu, XVII, 14-21; Luc, IX, 37-43 : soit 16 versets dans Marc, 8 dans Matthieu, 7 dans Lue,
Est-ce à dire que saint Marc soit un véritable écrivain, et cette naïveté qui plaît en lui, est-elle celle du grand art qui a retrouvé la nature? Pas le moins du monde. S'il est excessif de dire avec Taine que Marc est « un pur illettré », vu qu'il savait lire, parler et écrire en deux langues, l’araméen et le grec, il est clair pourtant qu'il u’a aucune prétention au titre d'homme de lettres. Les mêmes critiques qui goûtent sa simplicité et sa fraîcheur, ont souligné la gaucherie et l’inexpérience de l'écrivain. Son grec rude et pauvre revêt, sans la déguiser,une pensée araméenne: ce qui ne veut pas dire cependant que le second évangile soit la traduction d’un écrit sémitique. Ses récits, tout en nous présentant des personnages divers en des circonstances variées, sont coulés en des moules uniformes. Non seulement des prodiges semblables comme les deux multiphications des pains sont écrits d’après un même patron, mais ce genre de parallélisme se retrouve dans la narration d'événements. que distinguent de notables différences : on peut comparer sous ce rapport les guérisons d’un sourdmuet et de l’aveugle de Bethsaïdat, les missions des deux disciples pour chercher