‹ L'Évangile et les ÉvangilesChapitre 81 sur 177 · Marc, IV · texte numérisé non relu

Marc, IV

4. La remarque est du Professeur C. H. Turner dans les études très fouillées qu’il a données au Journal of Mheological Studies sous le titre Marcan Usage : Notes, critical and exegetical, on the second Gospel. Pour le point ici signalé, voir le numéro de juillet 1925, p. 338.

H. Delehaye, Saint Martin et Sulpice Sévère (Ana- © lecta Bollandiana, vol. XX XVIII, 1920, p. 82). Cité par Turner, loc. laud,

Bien que la question ait été fort agitée et que plusieurs refusent obstinément de chercher dans saint Marc des points de repère chronologiques, sauf pour l’histoire de la Passion, 1l semble bien cependant que sous l'influence de la réalité vécue, et peut-être même sans en avoir le propos délibéré, Pierre, dans sa prédication, et après lui, Marc, dans son évangile, aient reproduit, dans ses grandes lignes, la progression historique du ministère de Jésus, avec ses points saillants : une première période de libre prédication en Galilée, au milieu de l'enthousiasme populaire; — la naissance et la croissance de l’hostlité des Pharisiens; — en face de ce bloc ennemi, la constitution par Jésus d’un groupe plus intime de disciples, l’enseignement particulier qui leur est donné; — les voyages qui tout à la fois permettent à Jésus d’échapper à ses ennemis et de poursuivre la formation des Douze; — enfin la crise messianique à Jérusalem et le dénouement. Cet ordre si naturel dans un auteur aussi peu préoccupé que Marc de l’art de la composition «doit être, dit Stanton, l'impression de la vie. Il s’explique si Marc tient de Simon Pierre une bonne part de son information 1. »

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