Épître aux Colossiens, IV
2. Le Canon de Muratori “(sorte de catalogue des Livres i inspirés qui étaient acceptés par l’ Église romaine vers 180-200) est ainsi appelé du nom de l? érudit italien Muratori, qui le publia pour la première fois en 1740, d’après un manuscrit de la fin du vrie siècle ou du commencement du vue. Ce manuscrit, originaire de Bobbio,
es bag
MON EVANGILE SELON SAINT LUC 151 nr TNA et donc il n’a pas été disciple immédiat de Jésus. Il n’y a pas trace dans l'antiquité que cette attribution du troisième évangile à saint Luc, — comme aussi des Actes des Apôtres, —— ait été jamais contestée. Les textes exphoites de la fin du rr° siècle et du commencement du rrrenousla montrent unanimement acceptée dans la communauté chrétienne.
Le fragment de Muratori, qui nous transmet la tradition de l'Eglise romaine, est pleinement d'accord sur ce point avec les témoignages des Églises d'Occident et d'Orient, tels que nous les font connaître saint Irénée ! à Lyon et Tertullien ? à Carthage, Clément # et Origène 4 à Alexandrie.
On a dit de saint Luc comme de saint Mare qu'il n'a pas eu dans l'Eglise primitive « assez de célébrité pour qu’on exploitât son nom en vue de donner de l’autoritéàunhvre 5»; et c’est un argument de plus en faveur de la tradition qu lui attribue le troisième évan-
se trouve maintenant à la Bibliothèque Ambrosienne de Milan. Actuellement les érudits discutent sur l’attribu-
> tion du Canon à saint Hippolyte (début du ri siècle) : cf. Lagrange, Revue Biblique, janvier 1926, p. 83-88.