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CHAPITRE C VII I

PARABOLE DE LA VEUVE ET DU MAUVAIS JUCE. — LE PHARISIEN ET LE PUBL1CAIN

Luc , ch. xvni . ,V. 1 - 14.

1 . Il leur disait encore cette parabole, pour montrer qu’il faut toujours prier et ne se lasser jamais :

2. Il y avait clans une certaine ville un juge qui ne craignait point Dieu et ne se souciait pas des hommes.

3. Dans cette même ville était une veuve qui vint à lui , disant : Faites-moi justice de mon adversaire.

4. Et, pendant longtemps, il ne le voulut pas; mais après, il dit en lui-même : Quoique je ne craigne point Dieu, et ne me soucie des hommes ,

3. Cependant, parce que cette veuve m’importune, je lui ferai justice, de peur qu’à la fin elle ne vienne me faire quelque esclandre.

G. Vous entendez, ajouta le Seigneur, ce que dit le juge d’iniquité.

7. Et Dieu ne vengerait point ses élus, qui jour et nuit crient vers lui, et il les délaisserait !

8. Je vous le dis, il les vengera. Cependant, quand viendra le Fils de l’homme, pensez -vous qu’il trouve de la foi sur la terre?

9. Et à quelques-uns qui se confiaient en eux-mêmes comme justes, et méprisaient les autres, il dit encore cette parabole :

10. Deux hommes montèrent au temple pour prier : l’un pharisien, et l’autre publicain.

1 1. Le pharisien, debout, priait ainsi en lui-même : Mon Dieu, je vous rends grâces de ce que je ne suis pas comme les autres hommes, qui sont voleurs, injustes, adultères, ni comme ce publicain.

12. Je jeûne deux fois la semaine ; je paye la dîme de tout ce que je possède.

13. Et le publicain, se tenant loin, n'osait pas même lever les yeux au ciel ; mais il frappait sa poitrine , disant : Mon Dieu , ayez pitié de moi, qui suis un pécheur.

14. Je vous le dis : Celui-ci s’en retourna justifié dans sa maison, et l’autre non; car quiconque s’élève sera abaissé, et quiconque s’abaisse sera élevé.

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