Jésus lui dit : Votre frère ressuscitera
24. Marthe lui dit : Je sais qu’il ressuscitera dans la résurrection au dernier jour.
25. Jésus lui dit : Je suis la résurrection et la vie; qui croit en moi, fût-il mort, vivra.
26. Et quiconque vit et croit en moi, ne mourra jamais. Le crois-tu ainsi ?
27. Elle lui dit : Oui, Seigneur, je crois que vous êtes le Christ, Fils du Dieu vivant, qui êtes venu dans ce monde.
28. Ayant dit cela, elle s’en alla, et appela sa sœur Marie en secret, disant : Le Maître est là, et il t’appelle.
29. Dès qu’elle l’a entendue, elle se lève aussitôt et vient à lui.
30. Car Jésus n’était point encore entré dans le bourg; mais il était dans le lieu où Marthe l’avait rencontré.
31. Les Juifs donc qui étaient dans la maison, avec Marie, et la consolaient, l’ayant vue se lever en hâte, et sortir, la suivirent, disant : Elle va au sépulcre pour y pleurer.
NOTES ARCHEOLOGIQUES
jr. 1. — Saint Jean désigne mieux Lazare en nommant ses deux sœurs, plus connues que lui, et dont il avait déjà parlé Les anciennes Vies qui ont été vues par Raban-Maur marquent expressément que sainte Madeleine et saint Lazare avaient la même mère que sainte Marthe, née d’un autre père i 2. Le nom de Lazare semble être une abréviation de Eléazar. L’élision de la première lettre avait souvent lieu dans le dialecte de Jérusalem. Le Talmud écrit le même nom tantôt Lazarus , tantôt Eléazar 3.
i Lamy. — 2 Sepp, II, 138.
•i Lamy, Harmonie., IV, xxxv, 1. — Voir ch. xcvm.
jr. 2. — Marie était celle qui oignit de parfums : Maria autem erat quæ unxit. — Marie était cette femme célèbre par son saint amour, qui lui avait fait mériter d’obtenir la rémission de ses péchés. Nous avons démontré que la pécheresse était la même que la sœur de Lazare et de Marthe. Le passage de l’Évangile donl nous nous occupons favorise cette opinion. En effet, saint Jean n’a dit nulle part, avant de parler de Lazare, qu’une autre femme eût versé des parfums sur les pieds de Notre -Seigneur, et essuyé ses pieds avec ses cheveux. Ceux qui supposent que deux femmes différentes ont fa i l ces onctions en sont réduits à soutenir que