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CHAPITRE CX IX

i 7. j Une grande multitude de Juifs apprit qu’il était là ; et ils vinrent, non à cause de Jésus seulement, mais pour voir Lazare, qu’il avait ressuscité des morts.

18. Les princes des prêtres songèrent donc à faire mourir Lazare lui-même , f

19. Parce que beaucoup d’entre les Juifs se retiraient d’eux à cause de lui, et croyaient en Jésus.

1 , mt. 6; m. 3: j. 1. - 2, ml. 6; m. — 7, mt. 9; m. 5. — 8. j. 4. — 9, j. 1 i , ml. 1 1 : rn. 7—8; j. 8. — 13, mt. 12

3 ; j. 2. — 3, j. 2. — 4 . mt. 7: m. 3 ; j. 3. — o, mt. 7 ; m. 3 ; j. 3. — 6, mt. 8; m. 4.

y io, j. li. — 11. mt. 10 ; m. 16. — 12, m. 16: j. 7. — 13, mt. 10: m. 6. —

; ni. ^ h;, ml. 13; m. 9. — 17. j. 9. — 18, j. 10. - 19, j. 11.

NOTES ARCHEOLOGIQUES

ET EXÉGÉTIQUES

j-, 3. — Marthe servait ; Martha minislrabat . Marthe servait; c’est-à-dire qu’elle vint aider à Simon, qui recevait .lésus dans sa maison, in domo sua.

j. 4. — Marie : Maria. — Marie Madeleine, la sœur de Marthe et la pécheresse qui . deux ans auparavant , lors de sa conversion , avait lavé avec ses larmes les pieds de Jésus-Christ, recommença cette onction six jours avant la dernière Pâque du Christ '.

Ayant un vase d’ai.batre ; Habens alabaslrum. — C’était un vase d’albâtre ou d’onyx, dans lequel, d’après Pline, les parfums se conservaient bien. Il n’est pas étonnant que ce vase, mince et fragile comme du verre, ait été facilement brisé par Madeleine, pour répandre tout le contenu sur la tête du Christ 2. Ces sortes de vases étaient réservés aux personnes de haute condition, puisque Hérodote rapporte que Cambyse, roi de Perse, envoya au roi d’Éthiopie, entre autres présents, un vase d’albâtre plein de parfums. Le parfum que sainte Madeleine répandit sur les pieds du Sauveur était des plus précieux, et confirme l’opinion qui suppose que sainte Madeleine était fort riche V

Parfum d’un nard d’épi : Unguenli nardi pislici. — Plusieurs racines différentes, toutes

1 Cornélius a Lapide. — Id. — 3 Sepp, II, 207.

très-odorantes, et qu’on employait dans la parfumerie et la médecine , ont été nommées vapoo; par les Grecs , et nardus par les Latins. On ignore quelles sont ces plantes L Suivant Pline, ce nom dérive de Naarda, ville de Syrie, voisine de l’Euphrate, d’où les anciens tiraient le nard qu’ils estimaient le plus. Suivant une autre étymologie, c’est une altération d’un nom hébreu ou arabe, qui signifiait odorant ou épi. L’on distingue plusieurs sortes de nardus; Dioscoride en reconnaît deux , qu’il nomme l’un indien, et l’autre syrien ( spica nardi de Pline), qui croissaient tous les deux sur une montagne de Syrie, l’un sur le versant qui regardait l’Inde, et l’autre sur le versant qui regardait la Syrie.

D’après Pline, le prix des épis de nard était de cent deniers la livre2; celui du nard à petites feuilles, soixante-quinze deniers la livre3. Quand le parfum était tiré du vrai nard, on l’appelait pislicum (loyal, pur), du grec Ttfcrtç, qui veut dire foi. Ce nard est célèbre dans l’Écriture sainte, à cause de son odeur et de son prix4. Les Juifs s’en servaient sous forme de liqueur, suivant l’usage des Arabes, des Perses, des Syriens et des autres Orientaux 5.

i Spach, Dict. des sciences nat., t. XIX, p. 216 (1818’. — - Environ 330 fr. le kilogramme. — 3 Environ 2o0 fr. le kilogramme. — i Lamy. — 5 Cornélius a Lapide.

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