CHAPITRE CXX
rifïé, alors ils se souvinrent que ces choses étaient écrites de lui, et qu’il les avait accomplies.
17. mmEt plusieurs,1 partout où il passait, mml étendaient leurs vêtements sur le chemin ; mm d’autres coupaient des branches d’arbres et les jetaient sur la route, -f
18. 1 Et lorsqu’il approchait de la descente du mont des Oliviers, les disciples en foule, et pleins de joie, commencèrent à louer Dieu à haute voix de toutes les merveilles qu’ils avaient vues.
19. Disant : Béni le Roi qui vient au nom du Seigneur ! Paix dans le ciel, et gloire sur les hauteurs.
20. mtEt la multitude, mm ceux qui précédaient et ceux qui suivaient, criaient : Hosanna mtau Fils de David.
21 . mm Béni soit Celui qui vient au nom du Seigneur. m Béni soit le règne qui arrive de notre père David, hosanna sur les hauteurs.
22. •> La troupe qui était avec lui , lorsqu’il fit sortir Lazare du tombeau et le ressuscita d'entre les morts, rendait donc témoignage.
23. C’est, pourquoi la foule vint au-devant de lui, ayant appris qu’il avait fait ce miracle.
24. Les pharisiens se dirent entre eux : Vous voyez bien que rien ne nous sert. Voilà que tout le monde va à lui.
25. 1 Et quelques pharisiens qui étaient parmi le peuple, lui dirent: Maître, faites taire vos disciples.
26. H leur répondit : de vous le dis, si ceux-ci se taisent, les pierres crieront.
27. Etcomme il approchait, voyant la ville, il pleura sur elle, en disant :
28. Si tu avais connu, même en ce jour qui t’est encore donné, ce qui ferait ta paix ! Mais maintenant tout ceci est caché à tes yeux.
29. Des jours viendront sur toi , où tes ennemis t’environneront de tranchées , t’enfermeront, et te serreront de toutes parts, -f-
30. Et te jetteront à terre, toi et tes enfants qui sont au milieu de toi, et ils ne laisseront pas en toi pierre sur pierre, parce que tu n’as pas connu le temps où tu as été visitée.
31. mt Lorsqu’il entra dans Jérusalem, toute la ville fut émue, disant : Qui est celui-ci ?
32. Et les peuples disaient : C’est Jésus, le Prophète de Nazareth en Galilée.
33. mEt il entra à Jérusalem dans le temple , et ayant regardé toutes choses, le soir se faisant , il s’en alla à Béthanie avec les douze.
I , mt. I ; m. 1 ; ]. 29; j. 12. - 2, mt. 1-2; m. 1-2; 1. 29-30. — 3, mt. 2; m. 2; 1. 30. — 4, mt. 3; m. 3; 1. 31. — 5, mt. 4. — 6, mt. 5. — 7. mt. 6. — 8, m. 4; 1. 32. — 9, m. 5; 1. 33. — 10, m. 6; 1. 34. — 11 , mt. 7; m. 7; I. 35. — 12, j. 12. — 13, j. 13. — 14, mt. 7; m. 7; 1. 33; j. 14. — 15, j. 15. — 16, j. 16. — 17, mt. 8; m. 8; 1. 36. — 18, 1. 37. — 19, 1. 38. — 20, mt. 9; m. 9. — 21, mt. 9; m. 10. — 22, j. 17. —23, j. 18. —24, j. 19. — 23, 1.39. — 26, 1. 40. — 27, 1. 41. — 28, 1. 42. — 29, I. 43. — 30, 1. 44. — 31 , mt. 10.— 32, mt. 11. — 33, m. 11.
ENTRÉE DE JÉSUS A JÉRUSALEM
NOTES ARCHÉOLOGIQUES
ET EXÉGÉTIQUES
f. 1. — Saint Matthieu, saint Marc et saint Luc, qui avaient passé sous silence l’histoire de la résurrection de Lazare, réunissent, dans leur narration, avec l’entrée à Jérusalem, ce que Jésus avait dit et fait à Jéricho, comme s’il ne s’était point retiré dans le désert d’Éphrem, et que, parti directement de Jéricho, il fût venu à Jérusalem sans se détourner. Saint Jean est plus complet. Pour rendre plus claire la narration des évangélistes, nous ferons remarquer que le mont des Oliviers était partagé en trois parties qui tiraient leurs noms de leurs produits : 1° Gethsémani, des pressoirs à huile ; 2° Bethphagé, de ses figues vertes; son nom, suivant d’autres, signifie la bouche de la vallée 1 ; c’était le bourg des prêtres, où ils avaient coutume de nourrir les bœufs , les chèvres et les agneaux pour les sacrifices du temple2; 3° Béthanie, ainsi appelée la maison des palmes, parce qu’elle abondait en palmiers 3. Il ne faut pas confondre cette Béthanie, touchant presque à Jérusalem, avec la Béthanie qu’habitait la famille de Lazare, où Notre -Seigneur avait soupé, et qui en était éloignée de quinze stades. Saint Jean rapporte les premières acclamations de la foule venant au-devant du Sauveur. Les autres évangélistes rapportent celles qui eurent lieu lorsque Jésus était monté sur un ànon4. Saint Marc et saint Luc parlent à la fois de Béthanie et de Betliphagé, parce qu’elles étaient voisines; mais il résulte du texte de saint Jean s, que le Christ soupa et coucha le jour du sabbat à Béthanie, et le lendemain , qui était le dimanche des Palmes, il s’approcha de Jérusalem, c’est-à-dire de Bethphagé, plus près de la Ville que Béthanie. En venant de Béthanie par Bethphagé, le mont des Oliviers et la vallée de Josaphat, où coule le Cédron et qui touche à la Ville, on entrait dans le temple par la porte Dorée G.
1 Lamy. — 2 Patrizzi. — '■> Lamy. — 4 Palrizzi. —
5 xu, 1 et 12. — <> Cornélius a Lapide.
f. 2. — Deux de ses disciples : Duos discipulos. — Jésus envoya deux disciples pour prendre l’ànesse et son ànon. On ne sait quels sont ces deux disciples. Le plus vraisemblable est que c’est Pierre et Jean, qu’il va bientôt charger d’une mission pareille pour préparer la Cène L
jr. 3. — Vous TROUVEREZ UNE ANESSE ATTA- CHÉE : Invenietis asinarn alligatam. — Saint Marc et saint Luc ne font pas mention de l’â— nesse, parce que le Seigneur ne s’assit pas dessus. Dans la Judée, les ânes sont meilleurs que les nôtres et forts comme des mulets. Les grands seigneurs mêmes s’en servaient pour monture , avant que Salomon fît venir des chevaux d’Égypte ; mais il n’en était plus de même au temps de Jésus-Christ2. Pline rapporte cependant qu’on en a vendu jusqu’à quarante mille écus. Originaire de l’intérieur de l’Asie, l’àne s’y trouve encore à l’état sauvage, en troupes innombrables qui se portent du nord au midi, selon les saisons. Chacun connaît sa patience, sa sobriété, son tempérament robuste, et les services qu’il rend aux pauvres campagnards 3.
Chez les Israélites, les bœufs et les ânes servaient au labourage ; mais la loi défendait de les atteler à la même charrue, parce que ceux qui portent le même joug doivent être d’égale force. Les ânes tournaient la meule ; de là vient le mot de mola asinaria , pour la distinguer de celle qui était tournée à bras d’hommes, et qui était plus petite 4 .
jr. 11. — Et ILS AMENÈRENT l’aNESSE ET
l’anon : Et adduxerunt asinarn et pullum. — L’ànesse paraissait inutile, puisque Jésus s’assit seulement sur l’ânon; mais il fallait accomplir la prophétie5. En effet, comme les Juifs se scr-
i Cornélius a Lapide. — 2 Munk. — 2 Cuvier. — Lamy. — 4 Lamy. — Ch. civ. — » Zacliar., ix. 9.