PL.LXXI
/./// . /ït't'f/iùtti// //n/> /tu/rx
ENTREE DE JESUS A JERUSALEM
Jésus, un personnage à cheveux blancs, vêtu d’une tunique grise et d’un manteau rouge clair. Par devant, un jeune homme en tunique rouge jette un manteau sous les pas du Sauveur. Au fond plusieurs personnages portent des palmes.
Ville SIÈCLE
La mosaïque de l’ancien Saint-Pierre reproduit l’entrée à Jérusalem, que nous ne connaissons que par une gravure de Ciampini à une très-petite échelle.
IXe SIÈCLE
Un ivoire décrit par M. Labarte ’, et qui provenait de la collection Soltykoff, fait voir Not.re- Seigneur à cheval , comme dans les premiers siècles.
Manuscrit 510. — Dans le manuscrit grec de saint Grégoire de Nazianze-, Jésus est assis sur l’ânesse sans bride. Des apôtres à côté de lui semblent marcher rapidement ; ils sont sans nimbes. Des personnages deux fois plus petits et des enfants sortent de la ville en portant des palmes. Un enfant étend un manteau.
Le manteau de Notre-Seigneur, violet; celui de l’apôtre le plus rapproché de lui, bleu; celui du deuxième, jaune. La tunique étendue à terre, rouge, ainsi que la robe de l’enfant qui tient une palme en avant, et le manteau de l’homme à côté. Le manteau de celui qui se retourne, couleur d’ocre; la robe de la femme, blanche. La peinture est fort effacée.
Manuscrit 9384. — La couverture en ivoire d’un manuscrit latin 3 nous montre cette scène dans une condition assez singulière. La grossièreté du travail confirme bien la tradition qui l’attribue au ixe siècle chez les Occidentaux. Notre-Seigneur assis sur l’âne, dont la tête ressemble à celle d’un cheval, et qui paraît courir. Trois ou quatre personnages, par derrière, semblent animés par une course très-rapide. Un homme étend son manteau. La dégradation de l’ivoire a presque effacé le reste du sujet.
Xe SIÈCLE
Graduel de Prüm 4. — Notre-Seigneur à che-
< Labarte, Album, pl. XII.
•2 Pl. LXXI, fig. 1. — 3 Ibid., fig. 2.
4 Bibliothèque nationale, fonds latin, n° 9448.
val bénit deux hommes qui jettent des manteaux. Derrière lui on aperçoit onze têtes d’apôtres.
Xl« SIÈCLE
Au xi,: siècle , la porte de Saint-Paul présente dans un de ses panneaux Jésus -Christ assis sur l’ânesse, et seul nimbé. Des édifices occupent le fond. On lit dans le haut : H BAÎ(M>OPOC. [Festum Palmarum.)
Dans Vévangéliaire grec, du xie siècle '.de la Bibliothèque nationale -, Notre-Seigneur assis sur l’ânesse , manteau d’or et tunique bleue. Quatre apôtres, nimbes d’or, vêtements brillants d’or. Les uns, la tunique en or et le manteau en couleur; les autres, l’inverse. Deux enfants étendent une tunique rouge sous les pas de l’àne. Un groupe de personnages, la tête couverte d’un voile, vêtus de longues robes et de manteaux semblables à ceux des apôtres. En avant , un homme agite sa palme. Un enfant en robe rouge clans un arbre. Une tour figure Jérusalem.
XIIe SIÈCLE
A Venise, l’Entrée à Jérusalem est peinte dans la deuxième coupole du dôme, sur l’arc-doubleau du transept à droite en entrant. La description que nous venons de donner du manuscrit grec du xic siècle s’appliquerait à cet ouvrage , que je crois de la même époque. La foule qui vient audevant du Sauveur se compose de personnages tout petits , quand ils sont près de lui , et qui grandissent en s’éloignant. On suppose que les premiers sont des enfants. Cette heureuse disposition grandit encore le personnage principal, déjà élevé par sa monture.
Dans le manuscrit de Pise, on reconnaît d’une manière bien sensible la faiblesse des artistes latins comparés aux artistes grecs de la même époque.
Saint-Trophime. — Cette infériorité n’éclate pas moins dans le chapiteau du cloître de Saint- Trophime. Un détail à noter dans cette sculpture, détail rare dans les siècles avancés, est la présence de l’ànon à côté de l’ânesse.
Sur la porte de bronze de Pise , deux personnages suffisent pour caractériser la scène : Notrc-
i Ri. LXXI , lig. 3.
3 Bibliothèque nationale, fonds grec, il" 74, folio 88.