DES GENTILS DEMANDENT A VOIR JÉSUS
rayons. Les faisceaux partent du front et des tempes. Les cheveux, séparés sur le milieu de la tête, retombent en boucles sur les épaules L A Arles, dans l’église Saint -Trophime , chapelle du Saint-Sépulcre, un tombeau qui provient des Aliscamps offre un Christ portant la barbe, enseignant l’Évangile , assis dans une auréole arrondie par le sommet. Sur la tête du Christ , et comme implantée sur le crâne, s’élève une petite croix parfaitement caractérisée. Ce monument est probablement du xn° siècle. Une croix du même genre se trouve à Sainte- Marie- Majeure, à Rome, dans une mosaïque du v° siècle, représentant l’adoration des mages 2.
Le cadre dans lequel ces études sont renferfermées nous ramenant surtout à la réalité des 1 Didron. — 2 Ch. xn.
scènes évangéliques, ce n’est point le lieu de nous occuper des symboles, que nous ne ferons que mentionner sommairement. Les principaux sont : l’agneau , les croix , le poisson , le bon pasteur et la colombe. On considère seulement comme des figures le pélican, la poule, l’aigle, le serpent, la vigne, l’olivier, le cèdre, les pierres précieuses, le soleil et la lune, etc.
L’Église s’émut de la tendance que l’on avait à représenter l’emblème plutôt que la figure même du Christ; elle craignit que l’allégorie ne finît par prédominer sur la réalité de l’histoire, et, en 692, un concile décréta que la figure historique de Jésus serait substituée dans les peintures à l’image de l’agneau.