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CHAPITRE CXXXI

monnaie d’une minute. Le quadrant pouvait être comparé au liard de l’ancienne monnaie française, qui était le quart du sou (5 c.) et valait 0 fr. 0125. La minute pouvait être comme les

six-blancs de notre ancienne monnaie, qui valaient deux sous et demi, et n’avaient pas de re présentation matérielle.

NOTES ICONOGRAPHIQUES

VIe SIÈCLE

Nous n’avons rencontré que deux fois dans les monuments la touchante expression de la charité d’une pauvre veuve jetant une obole dans le tronc du temple.

La première, au vi° siècle, à Saint- Apollinaire île Ravenne'. Notre- Seigneur debout, nimbé, vêtu comme dans les autres mosaïques, suivi d’un apôtre en robe blanche. La veuve, robe violette de couleur changeante, dépose une petite pièce de monnaie dans une espèce de guéridon en bois. Les trois tètes, les pieds et les mains de Jésus-Christ et de l’apôtre sont repeints.

IX« SIÈCLE

Nous trouvons le second exemple dans le

< PL LXXII , fig. 1.

manuscrit grec des œuvres de saint Grégoire de Nazianze '. L’auteur n’y a peut-être pas bien compris la pensée de l’Évangile, qui cache l’acte de cette femme. Ici2 elle regarde le Sauveur qui la bénit. Les costumes sont de la plus grande richesse, l’expression des têtes fort belle; beaucoup de négligence dans le dessin des extrémités. Le tronc ressemble à une pyramide tout en or. La porte que l’on voit dans le fond, indiquant l’entrée du temple, est verte dans le bas et rose dans le haut; ces deux parties séparées par une bande rouge. L’entablement en or. La robe de Notre-Seigneur, violette; celle de la veuve, rose. Les figures ont quinze centimètres dans l’original.

i Bibliothèque nationale, manuscrit 510, folio 316. 1 2 Pl. LXXII, fig. 2.

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