‹ L'évangile; études iconographiques et archéologiquesChapitre 221 sur 395 · CHAPITRE CXXXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE CXXXIV

vu ayant faim, et que nous vous avons donné à manger; ayant soif, et que nous vous avons donné à boire?

38. Quand est-ce que nous vous avons vu sans asile, et que nous vous avons recueilli , ou nu , et que nous vous avons vêtu?

39. Quand est-ce que nous vous avons vu malade ou en prison, et que nous sommes venus à vous?

40. Et le roi leur répondra : En vérité je vous le dis, chaque fois (pie vous l’avez lait à l’un des plus petits d’entre mes frères, vous me l’avez fait à moi.

41 . Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : Retirez-vous de moi, maudits, et allez au feu éternel, qui a été préparé au diable et à ses anges.

42. Car j’ai eu faim, et vous ne m’avez point donné à manger; j’ai eu soif, et vous ne m’avez point donné à boire.

43. J’étais sans asile, et vous ne m’avez point recueilli; nu, et vous ne m’avez point vêtu ; malade et en prison, et vous ne m’avez point visité.

44. Alors eux aussi lui diront : Seigneur, quand est-ce que nous vous avons vu ayant faim ou soif, ou sans asile, ou nu, ou malade, ou en prison, et que nous ne vous avons point assisté?

43. Mais il leur répondra : En vérité je vous le dis , chaque fois que vous ne l’avez point fait à un de ces petits, vous ne l’avez point fait à moi- même.

46. Et ils iront au supplice éternel, et les justes à la vie éternelle.

NOTES ARCHÉOLOGIQUES

ET EXÉGÉTIQUES

>. I. — A dix vierges : Decem virginibus. — En Ismaël, dit Henri Olhon dans son lexique rabbinique, l’usage était de conduire l’épouse de la maison de son père à celle de son époux, avant d’entrer dans la chambre nuptiale , et de porter devant elle une dizaine de bâtons de bois , garnis à l’une de leurs extrémités d’une coupelle où l’on plaçait un morceau d’étoffe avec de l’huile et de la poix; c’étaient de vraies torches fort en usage dans l’antiquité, comme on peut le voir sur les monuments. Ce mode de conduite de l’épouse à la maison de l’époux est raconté au

Ier livre des Machabées et peut éclairer ce passage de l’Évangile. L’écrivain sacré raconte comment Jonathas, pour venger la mort de son frère Jean, tué par les habitants de Madaba, se jeta sur eux pendant qu’ils conduisaient une épouse à la maison de l’époux. On rapporta à Jonathas et à Simon son frère que les fils de Jambri faisaient de grandes noces, et accompagnaient avec une grande pompe l’épouse, fille d’un prince de Chanaan. Ils se rappelèrent le sang de leur frère Jean, montèrent et se cachèrent à i ix, 37.

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