PARABOLE DES DIX VIERGES
l’abri de la montagne; ils levèrent les yeux, et virent un grand tumulte et beaucoup de mouvement; l’époux s’avança, ses amis et ses frères vinrent au-devant de lui avec des tambours, des |
musiciens et beaucoup d’armes. Josèphe raconte le même fait avec de légères variantes
i Lamy.
Fresque du cimetière Sainte-Agnès.
jk 4. — Les sages prirent de l’huile : Prudentes acceperunt oleum. — Les vierges sages mirent de l’huile dans les vases qu’elles prirent avec leurs lampes, qui ne ressemblaient pas aux nôtres, capables de contenir de l’huile pour plusieurs heures. Le morceau d’étoffe qui était dans la coupelle du bâton devait être de temps en temps humecté d’huile nouvelle : il fallait donc , en outre de la lampe, ou, pour mieux dire, du bâton avec sa cou pelle, avoir un vase plein d’huile1 . t Lamy.
f. 15. - — Le maître confie à ses serviteurs, pour les faire valoir, à l’un cinq talents, à un autre deux, à un troisième un seul. Nous avons vu 1 que la valeur du talent était considérable, mais qu’il était difficile de la déterminer rigoureusement ; cependant on peut en avoir une idée approximative et lîxer les sommes confiées aux serviteurs à quarante à cinquante mille francs.
i Ch xlv et cv.
NOTES ICONOGRAPHIQUES
IV» SIÈCLE
On voit dans le cimetière de Sainte- Agnès une fresque que l’on croit représenter les cinq vierges sages; mais déjà, du temps de Bosio , elle était tellement effacée, qu’il est embarrassé pour en donner l’explication ’. Il suppose qu’elles tiennent de leur main droite un flambeau, et de leur main gauche les vases dans lesquels elles
i Perret, et la vignette ci-dessus.
avaient eu soin de faire provision d’huile. Bot tari voit des palmes au lieu de flambeaux.
XI» SIÈCLE
11 nous faut descendre jusqu’au xi° siècle pour trouver cette parabole parfaitement caractérisée dans le manuscrit grec, n° 74 de la Bibliothèque nationale. Notre-Scigneur est accompagné de deux apôtres, entouré de vierges, les unes avec leurs (lambeaux allumés, les autres avec leurs llambeaux éteints.