mQui a des oreilles pour entendre, qu’il entende
19. mt Alors ses disciples, s’approchant, lui dirent : Savez-vous que les pharisiens, entendant cette parole, se sont scandalisés?
20. Mais il leur répondit : Toute plante que mon Père céleste n’a point plantée sera arrachée.
21. Laissez-lcs; ce sont des aveugles conducteurs d’aveugles; si un aveugle conduit un aveugle, ils tomberont tous deux dans la même fosse.
22. m Étant entré dans la maison, après avoir' quitté le peuple, ses disciples 1 interrogeaient, sur cette parabole.
23. mt Pierre, prenant alors la parole, lui dit : Expliquez- nous celle parabole.
24. mm Mais il leur dit : Êtes-vous donc encore, vous aussi, sans intelligence?
2b. Ne comprenez -vous point que toute chose mdu dehors "un entrant dans '"'la
bouche de m l’homme ne peut le rendre impur?
26. Parce qu’elle n’entre point dans son cœur, "‘"'mais va dans les entrailles, d’où mce qui était impur dans les aliments mmse décharge dans le lieu secret.
27. mmCe qui sort mtde la bouche de l’homme part du cœur, mmet c’est là ce qui souille l’homme.
28. mmCar du cœur mdes hommes "'"'sortent les mauvaises pensées, les adultères, les fornications, les homicides,
29. Les larcins, '"l’avarice, les méchancetés, la fourberie, les impudicités, l’œil malin, nit les faux témoignages, mmles blasphèmes, "'l’orgueil , la folie.
30. Toutes ces choses mauvaises viennent du dedans, et mm souillent 1 homme; mtmais manger sans avoir lavé ses mains, ne souille point l’homme.
1 , rat. 1 ; m. 1. — 2, m. 2. — 3, m. 3. — 4, m. 4. — 5, mt. 1 , 2; m. b. — 6, mt. 3; m. 6, 10. — 7, mt. 4; m. 10. —
8, mt. 5 ; m. 11. — 9, mt. 6 ; m. 12. — 10, mt. 6 ; m. 13. — 11, mt. 7 ; m. 6. — 12, mt. 8 ; m. 6. — 13, mt. 9; m. 7.
— 14 , m. 8. — 15, m. 9. — IG, mt. 10 ; m. 14. — 17, mt. 11 ; m. 15. — 18, m. 16. — 19, mt. 12. — 20 , mt. 13. — 21 , mt. 14.
— 22, m. 17. — 23, mt. 15. — 24, mt. 16; m. 18. — 25, mt. 17 ; m. 18. — 26, ml. 17; m. 19. — 27, ml. 18; m. 20. —
28, mt. 19; m. 21. — 29, mt. 19; m. 22. — 30, mt. 20; m. 23.
MAINS NON LAVEES
NOTES ARCHÉOLOGIQUES
ET EXÉGÉTIQUES
f. 2. — Des mains impures : Communibus manibus. — Dans la langue des hellénistes , c’est-à-dire des Juifs qui parlaient grec, ainsi que Josèphe le fait remarquer, et dans tous les livres écrits en grec par des Juifs, xocvo'v, commun, & la même signification que profanum , ce qui n’est pas saint. Les Juifs étaient un peuple saint, séparé des autres nations. Ainsi la vie commune (xoivoç pfo;) était regardée comme une vie profane et contraire aux lois des Juifs. De là, communiquer ou agir en commun se dit pour souiller. Josèphe 1 dit que les déserteurs juifs qui avaient abandonné le culte de leurs pères, ont fait xotvov piov , vie commune. Le même Josèphe2 appelle xotvocpayta des aliments défendus. Le peuple juif, dit saint Jérôme, se proclamant la part de Dieu 3 , appelle aliments communs ceux dont se servent tous les hommes , tels que la viande de porc, les huîtres, les lièvres. Ils appellent commun ce qui est à l’usage des autres hommes, et le regardent comme immonde et n’étant pas de la part réservée à Dieu 4.
C’est-a-dire non lavées: Id est, non lotis. — « L’usage des ablutions, si commun chez les Orientaux, est fondé sur les exigences du climat. La législation de Moïse l’avait consacré, en le réglant d’une manière conforme aux intérêts hygiéniques du peuple hébreu, sans le surcharger d’obligations excessives. La loi des ablutions était restreinte à des cas d’impureté matérielle , spécifiés par le divin législateur, tels que le contact des cadavres d’animaux immondes. En un pays et sous un climat où la lèpre exerçait de si terribles ravages, ces précautions constituaient une nécessité sociale du premier ordre. » ( Les ablutions avaient, en outre, un sens symbolique.) « Mais la réserve de Moïse avait disparu pour faire place à l’invasion des rites superstitieux du pharisaïsme s. »
1 Anliqu. XIII, vin. — 2 Ibid., II, vin. — 3 Partem Dei
esse se jactilans. — 4 Lamy, liv. IV, ch. ni, p. 308. —
5 Barras, II, 143.
jr. 3. — Sans s’être souvent lavé les mains : Nisi crebro laverint manus. — Bartolocci 1 décrit ainsi la manière dont les Juifs faisaient leurs ablutions. Ils ne se lavaient que les mains ; mais après le lavage, ils les élevaient en l’air, et laissaient l’eau qui y tenait encore couler jusqu’au coude, afin que cette partie du bras qui pouvait quelquefois être découverte et souillée par le contact d’un objet impur, fût purifiée par l’ablution. « On se souille les mains et on les purifie jusqu’à la saignée du bras , » disent les rabbins dans le Talmud . On s’acquittait cependant plus légèrement, pour ainsi dire, de cette ablution, parce que cette partie, le plus souvent couverte par les vêtements, était moins exposée au contact d’un objet impur. Ils lavaient donc les bras avec moins de soin que les mains. Ils élevaient d’ailleurs les mains suivant les prescriptions des rabbins, pour faire couler l’eau jusqu’au bras , afin que par son retour elle n’apportât pas aux mains une nouvelle impureté. Ils appellent secondes eaux celles qui purifient toutes les parties des mains que les premières avaient lavées. C’est dans ce sens que saint Marc dit : Laver le poing (•nuYpj), c’est-à-dire non -seulement les mains, mais encore depuis la racine des doigts jusqu’au coude. En agissant ainsi, ils suivaient les traditions des anciens, observant les préceptes transmis par les docteurs qui vivaient après Esdras. Par anciens, il ne faut pas entendre ici les membres du grand conseil appelé Sanhédrin, dont les décrets obligeaient tout le peuple, mais les anciens docteurs que le Seigneur appelle ailleurs àpxouou; ( antiquos ) 3.
■jk 4. — Lorsqu’ils reviennent de la place