De même mml prenant le calice 'après le souper, -f
5. 11 rendit grâces mm et le leur donna, mml disant : mt Buvez -en tous; met ils en burent tous.
6. Et il leur dit : mmCeci est mon sang, mmlle sang du nouveau testament, 'calice qui sera répandu pour vous, mmpour beaucoup, mten rémission des péchés, f
7. mmOr, je vous le dis, je ne boirai plus "''désormais mmde ce fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai nouveau mtavec vous mmdans le royaume de mDieu, mt mon Père.
1 , mt. 26; m. 22; 1. 19. — 2, ml. 26; m. 22; I. 19.— 3, ml. 26; m. 22; 1. 19. — 4, mt. 27: m. 23: 1. 20. — o, mt. 27; m. 23; !. 20. — 6, mt. 28; m. 24 ; 1. 20. — 7, mt. 29 ; m. 23.
INSTITUTION DE L’EUCIIARISTIE
NOTES ARCHÉOLOGIQUES
ET EXÉGÉTIQUES
U 1. — Prit le pain : Accepit panem. — Les pains, dans les repas chez les Hébreux, étaient d’une médiocre grandeur, d’une forme ovale ou ronde, d’où leur venait le nom de kiccar'. Ils étaient assez minces; c’est pourquoi on ne les coupait jamais; on les rompait2.
ÿ . 3. — * Ces paroles sont claires et formelles. Elles expriment vraiment la transsubstantiation. « C’était du pain avant d’être consacré, dit saint Ambroise; mais après que Jésus-Christ a parlé, c’est son propre corps. » {De Sacerd., lib. IV, cap. v.) Ainsi ont parlé tous les siècles catholiques *.
jk 4. — Prenant le calice : Accepto calice. — - Le calice 3 est un gobelet peu profond et circulaire, ayant un pied bas et deux petites anses, fréquemment représenté sur les vases de terre cuite L
jr. 6. — * Le sang de Jésus-Christ est le sceau de la nouvelle alliance, et ce sang était réellement contenu dans le calice. *
Nous donnons ici, d’après dom Chardon5, sur les anciens modes d’administration de la sainte Eucharistie des renseignements qui compléteront ceux que nous avons trouvés dans les monuments.
« Tertullien, dit-il, fait allusion à l’ancien usage de donner aux fidèles le corps de Notre- Seigneur dans la main.
« Saint Cyrille de Jérusalem (313-386) explique qu’en approchant pour communier, il ne faut pas y venir les mains étendues, ni les doigts ouverts ; mais, soutenant de la main gauche votre main droite qui doit contenir un si grand Roi ,
< Cercle. — ^ Munk, p. 374. — 3 Lamy. — < Rich. — 3 Dom Chardon, Sur les Sacrements , 1743, 11,117.
vous recevrez le corps de Jésus-Christ dans le creux de votre main, en disant : Amen.
« Allons à Jésus-Christ avec une ardente charité, dit saint Jean Damascène, et mettant vos mains en forme de croix, recevez-y le corps du Crucifié.
« Les femmes devaient recevoir le corps de Jésus-Christ ayant la main couverte d’un linge blanc. On appelait ce linge dominicale.
« Des abus déjà existants du temps de saint Jean Chrysostome déterminèrent les prélats à ne plus donner ainsi la communion dans la main des fidèles. La première mention du changement est dans un concile de Rouen, sous Louis le Débonnaire 1 , qui ordonne de ne point mettre l’espèce du pain dans la main des fidèles, mais de la leur porter à la bouche, aussi bien aux hommes qu’aux femmes. On ignore quand cet usage a cessé en Orient, que quelques Églises conservent encore.
« Quant à la communion du sang de Jésus- Christ, la plus ancienne manière, commune aux Églises d’Orient et d’Occident, était de présenter aux fidèles le calice dans lequel était le vin consacré, et de leur en faire boire.
« Saint Cyrille ajoute à ce que nous venons de rapporter d’après lui : Après avoir ainsi communié au corps de Jésus-Christ, approchez-vous du calice du sang, non pas en étendant les mains, mais en vous inclinant pour l’adorer, et lui rendre hommage, en disant : Amen ; puis sanctifiez-vous par l’attouchement de ce sang de Jésus-Christ que vous recevez; et pendant que vos lèvres en sont encore trempées, essuyez-les avec la main, et portez-la aussitôt à vos yeux, à votre front , et aux autres organes de vos sens , pour les consacrer.
« Cette manière de donner la communion du sang précieux était encore en usage en France