‹ L'évangile; études iconographiques et archéologiquesChapitre 289 sur 395 · JESUS EST CONDAMNE DANS LE TEMPLE · texte numérisé non relu

JESUS EST CONDAMNE DANS LE TEMPLE

14. C’est pourquoi ce champ est encore aujourd’hui appelé Haceldama, c’està-dire le champ du Sang, f

16. Alors fut accompli ce qu’avait dit le prophète Jérémie : Ils ont reçu trente pièces d’argent, prix de Celui qui a été mis à prix, suivant l’appréciation des enfants d’Israël, “f

16. Et ils les ont données pour le champ d’un potier, comme me l’a ordonné le Seigneur.

1 , mt. 1 ; m. 1 ; 1. 66. — 2,1. 66. — 3, 1. 67. — 4, 1. 68. — 5, 1. 69.- 6, !. 70. — 7, 1. 71. — 8, mt. 2. — 9, mt. 3. — 10, mt. 4. — 11 , mt. 5. — 12, mt. 6. — 13, mt. 7. — 14, mt. 8. — 15, mt. 9. — 16, mt. 10.

NOTES ARCHÉOLOGIQUES

ET EXÉGÉTIQUES

jr. 1. — D’après leTalmud', unfaux prophète ou le grand prêtre étaient exclusivement justiciables du grand sanhédrin. Jésus, qu’ils prétendaient condamner comme faux prophète, dut être jugé par ce tribunal siégeant dans la salle qui lui était assignée au temple, afin que le Seigneur fût condamné à mort dans le lieu même où se faisaient les sacrifices et s’immolaient les victimes, qui étaient sa figure. Les juges du grand sanhédrin ne pouvant juger qu’à partir du sacrifice perpétuel du matin jusqu’au sacrifice perpétuel du soir , comme on le voit dans le même traité du Talmud, il fallait attendre le jour, afin que dans cet espace de temps la cause du Seigneur pût être commencée et terminée.

Le procès n’était pas terminé chez Caïphe, et Jésus-Christ ne fut pas conduit directement de Caïphe à Pilate ; il dut passer dans le temple, où siégeait le sanhédrin. En outre, Judas le traître, poussé par le remords, vint y trouver les princes des prêtres et les anciens, et jeta les pièces d’argent, prix de sa trahison, qu’ils n’avaient pas voulu reprendre. On ne peut* objecter qu’il avait fallu beaucoup de temps pour

i Traité du Sanhédrin , ch. v, n. 5.

monter au temple et en descendre ; car tout ce qui a concerné la passion de Notre -Seigneur a été fait suivant les rites de la Pâque. Ces rites devaient s’accomplir avec une telle promptitude, qu’on avait peine à croire que le temps qui leur était consacré fût suffisant L

L’assemblée qui s’était, tenue vers minuit dans la maison de Caïphe n’était composée que du collège des prêtres, c’est-à-dire du conseil des vingt-trois. Maintenant le sanhédrin, ou grand conseil des soixante-douze, va confirmer la première sentence pour lui donner plus de poids auprès du tribunal de Pilate 2.

Jésus fut donc conduit devant le grand sanhédrin, où l’on recommença son interrogatoire el toutes les formalités qui avaient eu lieu chez Caïphe, où le temps et le lieu n’étaient point convenables pour une condamnation légitime. Saint Matthieu ne parle pas de ce qui se fit dans ce conseil ; il y est suppléé par saint Luc.

jk 2. — Dans leur assemblée : ln concilium suum. — C’est-à-dire dans le sanhédrin qui siégeait dans le temple.

i Lamy. — 2 Sepp, II, 400.

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