‹ L'évangile; études iconographiques et archéologiquesChapitre 295 sur 395 · Je le renverrai donc, après l’avoir fait châtier · texte numérisé non relu

Je le renverrai donc, après l’avoir fait châtier

5. Or nUle gouverneur, ‘le jour de la fête, était obligé demml leur remettre un prisonnier, mm celui qu’ils voulaient.

G. Il avait alors n tun prisonnier fameux mm nommé Barabbas, mImis en prison avec des séditieux, pour avoir tué un homme dans la sédition.

7. mEt le peuple, étant monté, commença à demander ce qu’il leur accordait toujours.

8. mt Les ayant donc assemblés , mra Pilate dit : j La coutume est que je vous délivre un criminel le jour de la Pâque; mj voulez -vous j donc mj que je vous délivre le roi des Juifs?

9. mt Lequel voulez-vous que je vous délivre, Barabbas ou Jésus qui est appelé Christ?

10. mmCar il savait que mles princes des prêtres mm l’avaient livré par envie.

11. ml Pendant qu’il siégeait sur son tribunal, sa femme lui envoya dire : Qu’il n’y ait rien entre toi et ce juste; car j’ai beaucoup souffert aujourd’hui en songe à cause de lui.

12. mm Mais les princes des prêtres mtet les anciens m excitèrent le peuple, ratet lui persuadèrent mtn de demander Barabbas, mtet de faire périr Jésus.

13. Le gouverneur donc leur dit : Lequel des deux voulez -vous que je vous délivre?

14. lj Et la foule tout entière mtlj criarde nouveau : ‘Faites mourir celui-ci ljet remettez-nous mtlj Barabbas ; jor Barabbas était un voleur.

15. mml Pilate, 1 désirant renvoyer Jésus . mml leur parla ml de nouveau.

P I LAT E se LAVE les MAINS

PLIXXXIII

Ficr.l. IVe S.

Fiq~ 3 . IVe S .

Latran Sarcopha£>e de Ste Marie Majre

Sarcophaôe de la Résurrection

Latran sous le Ciborium.

/fo/utJil/- t/r /' Vt'ltn/ ,

BARABBAS DELIVRE. — PILATE SE LAVE LES MAINS

16. mmQue voulez-vous donc que je fasse mdu roi des Juifs? mtQue ferai-je donc de Jésus qui est appelé Christ?

17. ml Mais ils crièrent m encore, disant : Crucifiez, ml crucifiez -le. mtTous disaient : Qu’il soit crucifié.

18. 1 Et une troisième fois, il leur dit : mml Mais quel mal a-t-il fait? 1 Je ne trouve rien en lui qui mérite la mort; je le châtierai donc, et le renverrai.

19. mmlMais ils criaient plus fort, Vociférant et demandant qu’on le crucifiât, et leurs cris s’augmentaient toujours, mt disant : Qu’il soit crucifié , m crucifiez- le !

20. ml Pilate, voyant qu’il ne gagnait rien, mais que le tumulte allait croissant, prit de l’eau, et, lavant ses mains devant le peuple, il dit : Je suis innocent du sang de ce juste, c’est à vous d’en répondre, -f-

21. Et tout le peuple dit : Que son sang soit sur nous et sur nos enfants. f

22. m Pilate donc, voulant donner satisfaction au peuple, 1 ordonna que ce qu’ils demandaient fût fait.

23. mmlEt il leur délivra mmBarabbas 1 qu’ils demandaient, et qui avait été mis en prison pour meurtre et pour sédition.

24. mmEt il livra Jésus 1 à leur volonté mmpour être crucifié après avoir été flagellé.

1,1. 13. — 2, 1. 14. — 3, 1. 15. — 4, 1. 16. — 5, mt. 15; m. 6 ; 1. 17. — 6, mt. 16; m. 7 ; 1. 19. — 7, m. 8. — 8, mt. 17; m. 9; 1. 39. — 9, mt. 17. — 10, mt. 18; m. 10. — 11 , mt. 19. — 12 , mt. 20; m. 11 . — 13, mt. 21. — 14, mt. 21 ;

l. 18 ; j. 40. — 15, mt. 22; m. 12 ; 1. 20. — 16, mt. 22 ; m. 12. — 17, mt. 23 ; m. 13 ; 1. 21. — 18, mt. 23; m. 14; 1. 22. — 19, mt. 23; m. 14 ; 1. 23. — 20, mt. 24. — 21 , mt. 25. — 22, m. 25 ; 1. 24. — 23, mt. 26; m. 25; 1. 25. — 24 , mt. 24 :

NOTES ARCHÉOLOGIQUES

ET EXÉGÉTIQUES

f. 1-11. — C’est ici le lieu de rappeler tout ce qui concerne Pilate, cet homme si tristement célèbre. Pilate n’est pas naturellement méchant; il ne devient criminel que parce qu’il est lâche. Ainsi, il sait que Jésus est innocent; il emploie beaucoup de ruses pour le délivrer; il l’envoie à Ilérode; il cherche à le faire préférer à Barabbas ’. Mais enfin, pour complaire à la multitude excitée par ses chefs, il délivre Barabbas, se lave les mains, et leur livre Jésus, après l’avoir fait flageller. L’Évangile s’occupe

t Barabbas, en hébreu, veut dire fils du père, de bar, fils, et abba, père. C’était peut-être un surnom donné à cet homme parce qu’on ne connaissait pas son origine. (Msr Mastaï Ferretti, II, 348.)

donc beaucoup de Ponce Pilate; mais en dehors des textes sacrés on n’en sait guère que ce qui est contenu dans une lettre à Tibère, touchant le procès de Jésus, qui lui est attribuée, et qui est citée par Hégésippe1. Quelques auteurs ont cru que Pilate était d’accord avec les Juifs pour leur livrer Jésus ; mais saint Augustin et les autres pensent, avec bien plus de raison, qu’il voulait sincèrement et sérieusement le sauver.

On s’est demandé comment Pilate pouvait avoir sa femme avec lui, Auguste ayant confirmé l’ancienne loi Oppia , qui défendait aux gouver-

i Liv. V.

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