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MULTIPLICATION DES SEPT PAINS

NOTES ARCHÉOLOGIQUES

ET EXEGETIQUES

jr. 5. — Combien avez - vous de pains ? Quot habetis panes ? — Ces pains paraissent avoir appartenu aux apôtres , qui les avaient apportés pour se nourrir; car le Christ se retirait souvent dans le désert, et il leur fallait là quelques vivres 1 .

f. 6. — De s’étendre a terre : Discumbere super terram. — Dans le premier miracle de la multiplication des pains , les évangélistes ont raconté que la foule s’était couchée sur l’herbe verte, qui était abondante en cet endroit. En disant ici que le peuple se coucha sur la terre sèche, ils indiquent qu’on est à la fin de l’été2.

jr. 9. — Sept corbeilles pleines : Septern sportas plenas. — Il resta , après la distribution , plus de pains qu’avant le miracle ; car chaque corbeille, qui est la charge d’un homme, contenait plus d’un pain 3. Sporta était un panier fait de paille ou de bois tressé, rond et évasé, avec un petit fond plat. Deux anses, pla-

< Cornélius a Lapide. — 2 Lamy. — 3 Cornélius a Lapide.

cées au-dessus, servaient à le suspendre, soit au bras , soit à un bâton , quand on le portait tout rempli d’un endroit à un autre. Il était employé à beaucoup d’usages différents, mais surtout pour recevoir les produits de la pêche et les transporter ’.

En comparant les deux miracles de la multiplication des pains, on voit ici que sept pains de froment , après avoir nourri quatre mille hommes , laissèrent sept corbeilles pleines ; tandis que dans l’autre miracle , les restes des cinq pains 2 remplirent douze paniers ( copliinos). . De plus, la multiplication des pains de froment figure l’Eucharistie.

jr. 11. — Aux confins de Magédan : In fines Magedan. — Il n’y a pas de contradiction entre le texte de saint Matthieu , qui fait venir le Christ aux confins de Magédan, et celui de saint Marc, qui l’amène dans le pays de Dalmanutha; car Magédan peut être voisin de Dalmanutha, et Notre-Seigneur a pu venir aux deux endroits en traversant le lac 3.

i Rich. — 2 Ch. lxxviji. — 3 P. Patrizzi.

NOTES ICONOGRAPHIQUES

II* SIÈCLE

La multiplication des sept pains qui laisse sept corbeilles pleines de restes, étant la représentation de l’Eucharistie, est seule reproduite dans les monuments primitifs. Plus tard , on voit quelquefois douze corbeilles.

Cimetière Callixte. — Le plus ancien monument que nous connaissions est une fresque du

cimetière de Callixte1. Le Christ, sous la figure d’un jeune homme imberbe, touche avec une baguette une des sept corbeilles. Il est vêtu d’un manteau. M. de Richemont2 attribue cette peinture au 11e siècle.

1 PI. LV, fl g. 1. — Perret, I, 27.

2 Les Premiers Monuments chrétiens ; 1870, in-8°.

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