DEPOSITION ENSEVELISSEMENT
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ENSEVELISSEMENT DE JÉSUS-CHRIST
que le sabbat commençait au moment où l’on distinguait les étoiles au ciel. Le sabbat durait le lendemain jusqu’à la même heure, c’est-à-dire jusqu’au lever des étoiles. Alors commençait le premier jour après le sabbat , que les chrétiens
appellent le dimanche. Par conséquent , le corps de Jésus resta dans le tombeau une partie du vendredi, tout le samedi, et une partie du dimanche. La résurrection du Sauveur eut donc lieu le troisième jour après sa mort *.
NOTES ICONOGRAPHIQUES
IX° SIÈCLE
Le manuscrit des oeuvres de saint Grégoire de Nazianze b du ixc siècle, est un des premiers monuments où nous rencontrions la Déposition de la croix1 2. Elle a été peinte au-dessous du Crucifiement dont nous avons parlé dans le chapitre précédent. Jésus-Christ y est toujours vêtu d’un longcolobium violet. Un de ses bras estdéjà détaché de la croix. Joseph d’Arimathie prend dans ses bras le corps de Notre -Seigneur, pendant que Nicodème décloue la main droite. Les deux riches disciples, rendant ces derniers devoirs à leur divin Maître, portent une tunique comme de simples ouvriers. Elle est bleue. A la gauche de la croix, la sainte Vierge et saint Jean servent de lien avec la suite du tableau, représentant l’ensevelissement.
Les deux mêmes disciples portent au tombeau le divin corps, enveloppé de bandelettes. Nicodème , qui est aux pieds , est désigné par une inscription.
XIe SIÈCLE
L'évangéliaire grec de la Bibliothèque nationale, si riche en fines miniatures3, reproduit le même sujet à peu près de la même manière4. Le Christ tient encore à la croix par la main gauche, que détache avec des tenailles Nicodème, monté sur une échelle, et vêtu d’une tunique rouge bordée de bleu. Joseph d’Arimathie, manteau violet et tunique bleue, monté sur un marchepied élevé, reçoit dans ses bras
1 Bibliothèque nationale, fonds grec, n°510, folio 3n.
- - PL XCI, ilg. 1. — 3 Fonds grec, n,j 74, folio 59. —
4 PL XCI, fig. 2.
le corps de Jésus-Christ. La sainte Vierge, reconnaissable à son manteau violet et à sa robe bleue, baise la main du Christ. Deux femmes pleurent par derrière. Sainte Madeleine, manteau violet et robe brune. La troisième Marie au delà , manteau bleu et robe verte. Saint Jean au-dessous de Nicodème, manteau rose et tunique bleu clair.
A la suite, comme dans le tableau précédent, Nicodème et Joseph d’Arimathie, vêtus, l’un d’une tunique bleue et d’un manteau rose . l’autre d’une tunique brune et d’un manteau lilas , portent au tombeau le corps de Notre- Seigneur enveloppé de bandelettes blanches.
La porte de Saint - Paul' présente la Déposition, avec cette inscription :
H A IIOKA0HAOCIC 1CXC,
« L’action de déclouer Jésus -Christ. » La main gauche du Christ, débarrassée du clou, est pendante et soutenue par la sainte Vierge. Nicodème et Joseph d’Arimathie, comme dans les tableaux précédents. Saint Jean, nimbé, au pied de la croix, fait acte de respect et d’adoration. Deux anges planent au-dessus de la croix.
Le Guide de la peinture2, qui dirige encore les
< Pi. XCI, fig. 3.
2 « Ensevelissement. La croix lixée en terre. Échelle. Joseph monte au haut de l'échelle et lient le Christ embrassé par le milieu du corps. Au bas, la sainte Vierge debout; elle reçoit le corps dans ses bras et en baise le visage. Derrière elle des femmes portent des parfums; Marie Madeleine prend la main gauche du Christ et l'embrasse. Derrière Joseph, saint Jean, debout et baisant la main du Christ. Nicodème s’incline et arrache les clous des pieds du Christ à l’aide de tenailles. Près de lui est une corbeille.
« Le Christ mis au tombeau. Une montagne, et dedans