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THOMAS VOIT ET CROIT

surrection. Dans cet ivoire, Notre -Seigneur, la tète entourée d’un nimbe uni , debout sur un tabouret qui lui fait dominer ses apôtres, lève la main en parlant à saint Thomas, qui touche son côté gauche. Trois autres apôtres semblent dire qu’ils ne doutent pas comme lui. En général, et presque invariablement, le côté droit est percé.

A Saint - Apollinaire de Ravenne Jésus- Christ apparaît à dix apôtres , dont l’un s'incline profondément vers lui . Les autres , debout, le regardent. Comme dans l’ivoire du Vatican, la plaie est à gauche. Sauf la tête de Notre -Seigneur, la mosaïque est en général bien conservée. On y voit seulement quelques retouches dans les têtes du groupe à la gauche du Christ.

IX' SIÈCLE

La bibliothèque de Munich-, d’où nous venons de tirer les Disciples d’Emmaüs, contient une autre miniature où Noire-Seigneur est seul avec saint Thomas qui pleure. Le manteau du Maître est violet; celui de l’apôtre, blanc.

XI e SIÈCLE

L’arc - doubleau à gauche en entrant à Saint - Marc de Venise, après la première coupole3, représente ce sujet avec tous les développements qu’il comporte et qui permettait la place qu’il occupe. Notre-Seigneur, devant une porte fermée, élève la main droite, et, de la gauche, découvre son côté droit et la plaie dans laquelle saint Thomas met son doigt. De la main gauche, l’apôtre tient une légende, où on lit : Dominus meus et Deus meus. Les plis des draperies sont durs et roides ; mais les figures sont belles , ce qui a engagé à reproduire plus en grand la tête de saint Thomas, ainsi que la main incrédule.

Un évanc/éliaire du xic siècle, à la bibliothèque

< PI. XCVI, fig. 3. —2 Ibid., fig. L — 3 PL XCVII, fl g. 2.

J de l’Arsenal1, répète, dans sa grossière forme , la donnée ordinaire. Notre-Seigneur lève le bras droit pour découvrir son côté, dans lequel saint Thomas, qui s’incline, place deux doigts de la main. Trois apôtres derrière lui; le manteau du Christ, bleu; sa tunique, jaune. Saint Thomas, manteau gris, tunique jaune. On lit au-dessus cette inscription latine : Mille manum tuam in latus meum.

Auxj aortes de Saint-Paul'2, comme à Venise, Notre-Seigneur, debout sur quelques marches, en avant d’une porte fermée, lève la main droite. Saint Thomas place son doigt dans le côté droit du Sauveur, qu’il regarde attentivement avec un air de doute. Les dix autres apôtres semblent , par leurs gestes, indiquer qu’ils ne partagent pas l’incrédulité de celui qui, plus tard, sera un des plus ardents prédicateurs de l’Évangile. Les figures sont généralement très-allongées ; comme dans tous les panneaux, une inscription grecque accompagne le sujet :

TON OTPON KEKAHCMENON

Notre gravure est une réduction du panneau dessiné en grand par M. d’Agincourt. On sait que ces belles portes , détruites lors de l’incendie de 1823, étaient en bronze damasquiné en argent. Les têtes, les mains, les pieds et toutes les lignes indiquant les contours des draperies étaient en argent , incrusté sur le fond de bronze. Des traits noirs, dessinés sur les tètes, les pieds et les mains, marquaient les détails.

XIIe SIÈCLE

A la porte de Bénévent 3, Jésus-Christ, sous une arcade, lève le bras droit; saint Thomas s’en approche, et trois apôtres l’accompagnent, comme dans l’ivoire du Vatican.

i PI. XCVII, lig. 3. — 2 Ibid., fig. L — 3 Ciarapini.

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