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L’ASCENSION DE N O TR E-SEIGN E UR

enchaînement entre Dieu, son Verbe, ses anges et ses créatures humaines représentées par les plus saintes et les plus pures b

Perret, dans son livre sur les Catacombes de Rome, reproduit, à cause, dit-il, de son mérite sous le rapport de l’art, un q peinture tirée du cimetière Platonia, qui est du xn° siècle 2. Notre-Seigneur , assis dans une auréole elliptique portée par deux anges aux ailes étendues, tient un livre de la main gauche et bénit de la droite.

La porte de bronze de Pise conserve une Ascension dans un de ses panneaux. Ce tableau est Adèle aux lois de l’iconographie contemporaine.

„ Nous terminerons notre revue des monuments de l’Ascension en revenant h ' Arles, dans le cloître de Saint-Trophime3 , où Notre-Seigneur, debout sur une espèce de planchette, environné d’une auréole dont les bords semblent ondulés, lève les mains au ciel qu’il regarde. Tout en haut, deux anges lui tendent les mains pour le recevoir. En bas, sur le devant, dans diverses attitudes , quatre personnages , dont l’un pourrait être la sainte Vierge. Le travail est grossier, comme on pouvait l’attendre de l’époque et du

i Ce manuscrit, sous le n° 33, présente, au folio 18,

l’Annonciation et la Nativité; au folio 69, l’Ensevelisse-

ment; au folio 104, les saintes Femmes au tombeau; au folio 10a, Jésus apparaissant d’abord aux apôtres, puis à saint Thomas. — 2 PI. C, fig. 1. — 3 Ibid., fig. 3.

lieu. Les plis, roides et arrondis, rappellent ceux des mosaïques de Venise.

Guide de la peinture. — Voici comment le moine deFurnaveut que l’on représente l’Ascension 1 : Une montagne et beaucoup d’oliviers , apôtres étonnés , les regards au ciel et les mains étendues. Au milieu d’eux, la Mère de Dieu regardant aussi en haut; à ses côtés, deux anges vêtus de blanc montrent aux apôtres le Christ qui s’élève. Au-dessus, le Christ, assis sur des nuages, s’avance vers le ciel. Il est reçu par une multitude d’anges, avec des trompettes, des tympanons et beaucoup d’instruments de musique.

Ici se ferme le dernier anneau de la chaîne monumentale que nous avons essayé de montrer entre les origines chrétiennes et nous, chaîne non interrompue qui a déAé toutes les fureurs iconoclastes. Notre siècle, comme ce voyageur égaré dans les profondeurs des catacombes, a laissé le Aambeau de la foi s’éteindre entre ses mains. Puisse-t-il, comme lui, aussi retrouver à ses pieds ce Al salutaire des traditions ! Aucun but plus noble ne s’offre aujourd’hui aux archéologues chrétiens que de nous ramener de plus en plus au Livre divin ; aucune récompense ne semblerait plus douce à l’auteur de ces modestes études que l’espérance d’avoir rattaché ainsi quelques âmes au Sauveur.

i Didron, Manuel d’arch. chrét., p. 202.

Évangélistes. Mosaïque de la basilique de Saint- Paul (xc siècle).

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