‹ L'évangile; études iconographiques et archéologiquesChapitre 49 sur 395 · N O T E S A R G H É O L O G I Q UES · texte numérisé non relu

N O T E S A R G H É O L O G I Q UES

jr. 1. — A LA MONTAGNE DES OLIVIERS : 1)1 )))0)l-

iem Oliveti. — Jésus avait passé toutle huitième jour et le dernier de la fête des Tabernacles, à enseigner dans le temple de Jérusalem et à réfuter les pharisiens. 11 choisit alors ce jardin sur le mont des Oliviers , comme un refuge pour y passer la nuit, ou plutôt comme un oratoire, six mois avant sa mort '.

J. 3. — Une femme surprise en adultère : Mulierem in adullerio deprehensam. — Saint Cyrille, saint Chrysostome et les interprètes grecs et syriens ne rapportent pas l’histoire de la femme adultère. On la trouve cependant chez tous les traducteurs latins, dans les manuscrits arabes, et dans la Vulgate, approuvée par le concile de Trente ; elle fait donc partie des livres canoniques. Saint Jean est le seul qui la donne. Si on ne la lit pas dans tous les exemplaires de son évangile, c’est que les chrétiens grecs, par une délicatesse excessive, préten- ! daient, comme le remarque saint Augustin, qu’on ne devait pas lire cette histoire dans les églises, de peur que l’indulgence du Sauveur ne semblât autoriser le péché 2.

J. 5, 7. — La loi cte Moïse ordonnait seulement de faire périr les femmes adultères ; mais les princes des prêtres, d’après la tradition et l’explication des scribes et des rabbins, ordonnèrent de les lapider ; il devait en être ainsi de Susanne ;

i Cornélius a Lapide. — 2 Dassance, p. 78.

mais son innocence ayant été reconnue par l’intervention du jeune Daniel, les vieillards ses accusateurs, convaincus de faux témoignage, subirent la peine du talion et furent lapidés. C’était la peine infligée pour l’adultère chez les Romains, les Saxons, les Perses, les Égyptiens, les Brésiliens cl d’autres na lions 1 .

Une fiancée, surprise en adultère, devait I . 1

elre lapidée. Si c’était, la fille d’un prêtre, elle était brûlée; si c’était une femme mariée, dit le docteur Scpp, elle était pendue2.

Les scribes et les pharisiens, c’est-à-dire les anciens du Sanhédrin , qui passaient pour les plus savants , amenèrent devant Jésus celle femme, la tête découverte, les cheveux coupés, les vêtements déchirés jusqu’à la poitrine; elle était attachée et conduite dans le sanctuaire en présence de tous les hommes , de toutes les femmes et du grand Sanhédrin ; cela est décrit par Maimonide sur la coutume Nevochim 3.

Le supplice de la lapidation s’exécutait ainsi : Celui qui devait être lapidé était conduit hors des camps4; car les supplices ne devaient pas avoir lieu dans l’intérieur des villes. Pendant que l’on conduisait fe coupable , un héraut le précédait et criait : « Un tel va être lapidé pour tel crime ; si quelqu’un peut prouver qu’il est innocent , qu’il s’approche. » Lorsqu’on était arrivé à douze coudées du lieu du supplice, on avertissait le coupable d’avoir à confesser son crime,

i Cornélius a Lapide. — 2 Sepp, II, 169. — 3 Lamy. —

| * Lévit., xxiv, 14.

Page 1