‹ L'évangile expliqué, défendu, médité (volume 2)Chapitre 109 sur 359 · III. De la part de Judas Iscariote · texte numérisé non relu

III. De la part de Judas Iscariote

Cette chute profonde d'un apôtre, 4) est bien triste. C'était l'un des douze : « Tune abiit unus de duodecim, qui dicebatur Judas, ad principes sacerdotum, » il avait été juge digne d'être admis au nombre des apôtres, des amis, des compagnons intimes de Jésus-Christ. — Aurions-nous aussi le malheur d'être un Judas, parmi les ministres de Jésus-Christ? — 2) Est bien effrayante. Il vend son maître, le livre à la mort pour une vile somme d'argent : « Quid vultis mihi dare, et ego vobis eum tradam^ At illi eonstituerunt ei triginta argenteos. » — Voilà jusqu'où peut conduire une passion non combattue. Combien de chrétiens, de nos jours, seraient prêts à vendre leur âme, leur conscience, leur Dieu, leur salut éternel, pour quelques sous! — 3) Est exécrable et diabolique : « Intravit Satanas in Judam. » — Il ne rougit pas de rester aux côtés du Sauveur, couvrant sa trahison sous le masque de l'amitié, du dévouement, tandis qu'il épiait l'occasion de consommer son crime : « Exindê quœrebat opportunitatem, ut eum traderet. » Il n'y a rien de plus exécrable, de plus odieux, que l'hypocrisie qui couvre sa méchanceté, sa noirceur, du masque de la vertu, du dévouement, de l'amitié.

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