‹ L'évangile expliqué, défendu, médité (volume 2)Chapitre 12 sur 359 · I. Nature de la souveraineté · texte numérisé non relu

I. Nature de la souveraineté

■1) Elle est nécessaire : a) sans elle, sans un gouvernement quelconque, aucune société ne pourrait subsister : il n'\ aurait aucune

sécurité pour les personnes, pour la propriété, aucun ordre, aucune paix : « Ubi non est gubernator, populus corruet. » (Prov., XI, 14). — 6) A minori. Que daviendrait une maison sans chef, un navire sans pilote, une armée sans général? — 2) Elle vient de Dieu : a) « Non est potestas, nisi à Deo » (Rom., xm, 1)... « Per me reges régnant » (Prov., vm, 15). « Ipse confert régna,, atque constituit » (Deut., Il, 21). — 6) Même les mauvais princes viennent de Dieu, qui dirige tout par sa providence : « Qui regnare facit hominem hypocritam, propter peccatapopuli » (Job., xxxiv, 30). — c) Ce sans quoi la société ne saurait subsister, vient de Dieu, qui a créé l'homme pour la société. — 3) Elle est responsable devant Dieu, et soumise à son jugement. — a) C'est ce que déclarent ouvertement les Livres saints : « Judicium durissimum his qui prœsunt fiet » (Sap. vi, 6. Voy. n, Par. xix, 6). — b) Leurs principaux devoirs sont : aa) de remplir leur charge avec application, sagesse, prudence, sans se laisser guider par la passion ; bb) de protéger la religion; ce) de maintenir la paix et la sécurité; dd) de chercher tout ce qui peut contribuer au bonheur, à la prospérité du pays; ee) de combattre le mal, réprimer les méchants, les désordres, etc.; ff) de donner bon exemple; gg) de favoriser la religion, autant qu'il dépend d'eux.

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