II. Devoirs des sujets envers leur souverain
Ils lui doivent :
1) Le respect. Il tient la place de Dieu : « Time Dominum, mi fili, et Regem (Prov., xxiv, 21). Dei enim minister est tibi in bomim (Rom., xm, 4). Reddite omnibus débita..., cui honorent, honorent . »
2) L'amour : il est le bienfaiteur et le père de toute la nation, se dévouant à procurer le bien-être de la grande famille que Dieu lui a confiée.
3) L'obéissance : comment sans cela, pourrait-il maintenir l'ordre et faire régner la justice? « Obedite prceposUU vestris et subjacete eis » (Rom., xm, 7). « Snbditi cstole, non solùm propter iram, sed etiam propter conscieniiam » Rom., xm, 5). — Il n'y a qu'une exception à l'obéissance qui est due au prince, c'est quand il commande ce que Dieu défend. De même qu'on ne doit pas obéir au gouverneur contre les ordres du roi, on ne doit pas obéir à ce dernier contre les ordres de Dieu, qui est le premier et le souverain Roi d'où tous les autres relèvent. C'est le cas de dire alors avec les Apôtres : « Obedire oportet Deo magis quam hominibus » (Act. Ap., v. 29).
4) Le tribut : « Reddite omnibus debilum.., cui tributum, tributum; cui vectigal, vectigal » (Rom., xm). La raison en est que tout l'état doit contribuer aux nécessités publiques auxquelles le prince doit pourvoir, chacun donnant au prince une petite partie de son bien, afin qu'il puisse sauver le tout.
5) La fidélité : Qui résistif potestati, Dei ordinationi resistit » (Rom., xm, 2).
6) La prière : « Obseoro.... fieriorationes pro regibus et omnibus
qui in potestate sunl, ut quietam et tranquillam vitam agamus. Hoc enim bonum es » (i. Tim., n, 1-3).
« Christianus nullius est hostis, nedùm Imperatoris : quem sciens à
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Deo suo constitui, necesse est, ut et ipsum diligat, et revereatur, et honoret, et salvum velit, cum toto Romano imperio, quamdiù stabit. Colimus ergo et Imperatorem sic, qu.omodo et nobis llcet, et ipsi expedit, ut hominem à Deo secundum : et quidquid est, à Deo consecutum, solo Deo minorent... Itaque et sacri/ïcannis pro salute Imperatoris, sed Deo nostro et ipsius, sed quomodo prœcepit Deus, purâ prece » (Tert, ad Scap., ii, 3).