‹ L'évangile expliqué, défendu, médité (volume 2)Chapitre 209 sur 359 · IV. Jésus et les Pharisiens · texte numérisé non relu

IV. Jésus et les Pharisiens

Jésus reproche aux Juifs, avec douceur et fermeté, leur conduite injuste et révoltante à son égard, a) C'est, de leur part, une. cruauté inutile et barbare, que devenir, avec une troupe de soldats et de valets, armés de glaives et do bâtons, comme s'il s'agissait d'un voleur, arrêter un homme paisible et désarmé, qui vit tous les jours au milieu d'eux, et ne songe ni à se cacher ni à se défendre : « Tunquamad latronem existis cum gladiis et fustibus comprehendere me. » b) S'il enseignait une doctrine mauvaise, c'était en ce moment-là, c'était au milieu du temple, qu'ils devaient l'arrêter, non maintenant. Ils devaient l'arrêter publiquement, en plein jour, et non la nuit, en cachette et à la dérobée : Pourquoi ne l'ont-ils pas fait ? c) En croyant satisfaire leurs passions haineuses, ils ne sont que les instruments aveugles de la rage de l'enfer, déchaînée contre Jésus, et à qui toute puissance a été donnée pour un temps : « Sed hœc est hora vestra, et potestas tenebrarum. » — Les puissances de l'enfer ont leur h lire, heure terrible, mais de courte durée; ce n'est qu'une heure, d) Ils ne peuvent rien contre lui, qu'autant qu'il le veut bien lui-même; sa mort, à lui, sera son triomphe: leur triomphe, à eux, sera leur défaite, et en fin de compte, il n'arrivera rien que ce que Dieu a décidé : « Hoc autem totum factum est, ut adimplerenlur Scripturœ propheiarum. » — Cette pensée doit consoler les chrétiens, dans les tribulations de l'Eglise.

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