‹ L'évangile expliqué, défendu, médité (volume 2)Chapitre 230 sur 359 · III. La pénitence · texte numérisé non relu

III. La pénitence

La pénitence de saint Pierre modèle d'une véritable pénitence, car elle en a toutes les qualités. Elle est : 1) surnaturelle, causée, a) par le souvenir des prédictions de Jésus, que lui rappelle le chant du coq : « et statim gallus cantavit. » Que de fois Dieu se sert de circonstances extérieures..., une adversité, une mort, une mission, etc., etc., pour nous rappeler à la foi ! b) Par le regard de Jésus, et Y impression de la grâce. Sans ce regard de miséricorde, Pierre était à jamais perdu. Nécessité et puissance de la grâce, don gratuit de la divine miséricorde. — 2) Intérieure et sincère: « Flevit amarè. » Il ne parle pas, il pleure : « Non invenio quid dixerit, invenio quod fleverit. » « Pœnitentiam veram non facit nisi odimu culpœ. » Où est maintenant cet esprit de pénitence? — 3) Prompte, instantanée ; il ne temporise pas, il ne diffère pas ; heureusement pour lui, car certainement Jésus ne l'aurait pas regardé une seconde fois : « Ne tardes converti ad Deum,

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et ne différas de die in diem. » — 4) Active, efficace : « Et egressus foras. » Il sort en toute hâte, et fuit bien loin de la maison de Caïphe devenue si funeste à son innocence. La première marque d'une conversion sincère, c'est la fuite, l'éloignement des occasions de pécher. Plus tard, il confessera Jésus-Christ par le martyre. — S) Humble, et accompagnée d'une sainte crainte; la vaine présomption est abattue pour toujours. — 6) Persévérante, jusqu'à la mort. Chaque nuit au chant du coq, dit S. Clément, il se relevait de terre, seule couche où il prit un peu de repos, pour pleurer son infidélité, et continua cette mortification pendant les trente dernières années de sa vie. Lors de son martyre, il voulut par humilité, être crucifié la tète en bas. — Examinons si nous trouvons en nous tous ces caractères d'une véritable pénitence.

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