‹ L'évangile expliqué, défendu, médité (volume 2)Chapitre 268 sur 359 · I. Par qui · texte numérisé non relu

I. Par qui

Par Pilâte, qui condamne Jésus-Christ, non suivant la justice, puisqu'il avoue hautement son innocence, mais par une. lâche condescendance envers les ennemis de Jésus-Christ, 1) montrant ainsi a) un cœur ambitieux, sans conscience, préférant à la justice la faveur de César, et une vaine popularité; [b un caractère faible et irrésolu. — Une simple parole, dite avec résolution aurait sauvé Jésus, mais il n'ose la prononcer; il voudrait sauver Jésus, et il l'abandonne à la fureur de ses ennemis, par lâcheté, malgré sa conscience, c) Un cœur dur et cruel, dans son égoïsme. Il veut délivrer Jésus, et il lui fait subir le supplice barbare de la flagellation, il permet aux soldats les outrages du couronnement d'épines, il le condamne à une mort infâme et douloureuse. — Quelle leçon, pour ceux qui veulent allier à la fois le service de Dieu et le service du monde! pour les supérieurs, les chefs de famille, qui ne savent pas user de leur autorité pour faire triompher la justice!

2) Essayant d'étourdir sa conscience par la vaine comédie du lavement des mains. Combien de pécheurs, a son exemple, cherchent à se faire une fausse conscience! mais leurs vaines excuses, a) sont inutiles. — Pilate a beau laver ses mains, il ne lave pas sa conscience. — Adam ne s'excuse pas aux yeux de Dieu, en rejetant sa faute sur le serpent; 6) elles sont même, au contraire, nuisibles ; elles ne servent qu'à nous aveugler, à nous entraîner dans l'imnénitence; c) elles sont cause de mauvaises confessions, soit que l'on cache ses péchés, soit qu'on ne les confesse qu'à demi.

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