III. Pilate
Il nous apparaît à la fois, 4) impérieux, dédaigneux, à l'égard des Juifs, et en fin de compte, condescendant à toutes leurs volontés : « Tune apprehendit Pilatus Jesum, et flagcllavit. » — 2) Sceptique, indifférent en matière religieuse (xvm, 37-38), et éprouvant une frayeur superstitieuse, lorsqu'il apprend que Jésus se disait le Fils de Dieu : « Cùm audisset hune sermonem, magis Umuit. » — 3) Orgueilleux et fier du pouvoir qu'il tient de l'empereur : « Nescis quia potestatem habeo crucifigere te? etc., » et trop faible pour en faire usage en
j. xix. 4-16. — § CXXIII. ecce ïïomo. 343
faveur de l'innocence. — 4) Amer et sarcastique envers les chefs du peuple juif, dont il pénètre la duplicité, l'hypocrisie, la haine envieuse, etc., et servant toutefois d'instrument à leur passion sanguinaire : « Regem vestrum crucifigam ? » — o) Inquiet et désarmé, dès qu'il se voit menacé de perdre la faveur de César, et d'être accusé par les Juifs : « Si hune dimittis, non es amicus Cœsaris. » — 6) Versatile et faible ; ayant bonne envie de sauver Jésus-Christ dont il connaît l'innocence; mais le sacrifiant à la crainte d'être desservi auprès de l'empereur : « Adjudicavit ficri petitionem eorum, Jesum vero tradidit eis ut crucifigeretur » — Un caractère faible, irrésolu, est capable de tous ks crimes. — N'espérons pas pouvoir servir à la fois Dieu et le monde.